Grande-Bretagne: après sa victoire électorale, Boris Johnson augmente le salaire minimum
Le gouvernement britannique mené par Boris Johnson a annoncé mardi une forte hausse du salaire minimum à partir d’avril, après sa large victoire électorale remportée grâce à de fortes progressions dans les régions défavorisées favorables au Brexit, une annonce qui suscite l’inquiétude du patronat.
Le salaire minimum pour les employés de plus de 25 ans va augmenter de 6,2% au 1er avril pour passer à 8,72 livres de l’heure, a indiqué le Trésor.
Cela constitue « la plus forte augmentation en valeur » depuis la création en 2016 du salaire minimum sous sa forme actuelle, touché par 2,8 millions de Britanniques, a insisté Boris Johnson, cité dans un communiqué.
Visiblement très inquiet de la catastrophe économique annoncée après le #Brexit par tous les «experts », Boris #Johnson augmente le salaire minimum de 6%. La faillite de la Grande-Bretagne n’aura pas lieu. Celle de l’UE et de l’Euro en revanche…https://t.co/Vm8u2FG1vd
— Alexandre Devecchio (@AlexDevecchio) December 31, 2019
La hausse annoncée représente quatre fois le taux annuel d’inflation de novembre (1,5%). Elle intervient alors que le pouvoir d’achat a été mis sous pression par l’accélération de la hausse des prix après le référendum du Brexit en 2016, qui a pesé sur la monnaie britannique. La tendance s’est modérée ces derniers mois.
Cette annonce intervient moins de trois semaines après les élections législatives au Royaume-Uni qui ont abouti à la plus forte majorité parlementaire pour les conservateurs depuis Margaret Thatcher dans les années 1980.
Le parti de M. Johnson a ravi des sièges détenus depuis des décennies par les travaillistes dans le centre et le nord de l’Angleterre, dans des régions autrefois ouvrières et défavorisées, très majoritairement favorables au Brexit.
Soucieux de faire oublier l’austérité appliquée par son parti depuis 10 ans et face à un Labour très à gauche, le Premier ministre a promis en campagne d’importantes dépenses dans les services publics de santé et la police, des investissements dans les infrastructures et des gestes pour les plus démunis.
L’annonce de mardi a été critiquée par les Chambres de commerce britanniques, leur co-directrice générale Hannah Essex s’inquiétant d’une mesure qui va peser sur les finances des entreprises à « une période de grande incertitude économique » et appelant le gouvernement à en compenser le coût.
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