Theresa May : « ce dont le pays a besoin, c’est d’un leadership calme »

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La Première ministre britannique Theresa May. (OLI SCARFF/AFP/Getty Images)
Von 6 octobre 2017

« Ce dont le pays a besoin, c’est d’un leadership calme, et c’est exactement ce que j’assure, avec le soutien complet de mon gouvernement », a déclaré la cheffe du gouvernement, sortie affaiblie des dernières élections législatives et du récent congrès de son parti conservateur.

Quelques heures auparavant, le député Grant Shapps, ancien ministre du Développement international, avait confirmé l’existence d’un groupe de députés conservateurs formé pour réclamer son départ.

« Je pense, comme un certain nombre de mes collègues, qu’il est grand temps de soulever le problème du leadership », a-il déclaré à la radio BBC 4. « Il n’est plus possible de continuer ainsi. Le moment est venu d’organiser une nouvelle élection de nos dirigeants, ou au moins de préparer un calendrier en ce sens », a-t-il ajouté.

Ces commentaires surviennent deux jours après le calamiteux discours de Theresa May au congrès des Tories à Manchester (nord-ouest de l’Angleterre). Gênée par de fréquentes quintes de toux, elle a qui plus est été interrompue par un comédien venu lui remettre un formulaire de licenciement, « de la part de Boris Johnson », le ministre des Affaires étrangères qui défie son autorité.

Sa position à la tête du gouvernement est régulièrement remise en cause depuis les élections législatives anticipées de juin, dont les conservateurs sont sortis privés de leur majorité absolue.

Grant Shapps a assuré disposer du soutien d’un trentaine de députés. Selon les statuts du parti, un minimum de 48 députés est requis pour saisir le Comité 1922, responsable de l’organisation interne des Tories.

« Grant a beaucoup de talents, mais la seule chose qu’il n’a pas, c’est des supporters au sein du parti. Tout ceci va tomber à l’eau », a minimisé le député conservateur Charles Walker, vice-président du Comité 1922.

Et la ministre de l’Intérieur Amber Rudd a volé à la rescousse de Theresa May en assurant qu’elle « doit rester en place », dans une tribune publiée par le quotidien Daily Telegraph.

Le départ de Mme May risquerait d’affaiblir la position du Royaume-Uni au moment où il négocie à Bruxelles sa sortie de l’Union européenne.

Ces turbulences politiques pèsent sur les marchés financiers : la livre britannique a atteint vendredi matin son niveau le plus bas en trois semaine face à l’euro. « Les raisons sont locales », a expliqué Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group : « la confiance dans la Première ministre Theresa May est au plus bas ».



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