Gestion de Stocamine : la collectivité européenne d’Alsace dénonce un « scandale d’État »

Titelbild
Cette vue aérienne prise le 11 janvier 2023 montre une vue générale du centre de stockage de déchets dangereux Stocamine à Wittelsheim, en Alsace. (SEBASTIEN BOZON/AFP via Getty Images)
Von 27 juin 2025

Frédéric Bierry, président de la Collectivité européenne d’Alsace (CEA), a évoqué vendredi un « scandale d’État » sur le dossier Stocamine, cette ancienne mine proche de Mulhouse (Haut-Rhin) où sont entreposées 42.000 tonnes de déchets dangereux.

« Irresponsables »

Se disant « profondément en colère » contre ce qu’il appelle les NAP pour « Nous à Paris », c’est à dire les « administrations centrales, les ministères, les agences d’État et les ministres qui se laissent influencer », le président (divers droite) de la CEA a fustigé leurs « postures irresponsables ».

« Irresponsables, parce qu’on ne prend pas en compte les remarques que nous formulons sur Stocamine et les analyses que nous fournissons. Aujourd’hui, on est proche d’un scandale d’État s’il n’y a pas une réaction », a-t-il mis en garde lors d’un point presse.

Des employés travaillent sur la nouvelle plateforme de livraison de béton dans une galerie minière du centre de stockage de déchets dangereux de Stocamine, à Wittelsheim, le 13 juillet 2021. (SEBASTIEN BOZON/AFP via Getty Images)

Déchets toxiques enfouis

Le 17 juin, le tribunal administratif de Strasbourg a rejeté les requêtes de la CEA (née de la fusion des conseils départementaux du Bas-Rhin et du Haut-Rhin), d’associations et de riverains, qui contestaient l’autorisation de confinement illimitée de ces déchets donnée par l’État.

Le tribunal a jugé que le déstockage des 42.000 tonnes de déchets (cyanure, arsenic, mercure…) entreposés à 550 mètres sous terre dans cette ancienne mine de potasse, option défendue par les requérants, n’était plus réalisable en toute sécurité notamment en raison de la dégradation des infrastructures, due notamment à l’affaissement des galeries.

Risque de pollution de la nappe phréatique d’Alsace

« Dans les valeurs de la collectivité il y en a une qui nous paraît essentielle c’est préserver nos ressources de vie. Or, l’eau est notre or bleu, c’est une ressource de vie qui est fondamentale. (…) Donc, nous poursuivons notre action de justice », a ajouté M. Bierry.

La CEA, de même que l’association Alsace nature, ont annoncé interjeter appel du jugement du tribunal administratif. Ils alertent sur le risque de pollution de la nappe phréatique d’Alsace, et continuent de demander de sortir les déchets de la mine.

Pour M. Bierry « ça peut devenir un scandale d’État parce que franchement, quand nos équipes sont descendues, elles ont pu mesurer qu’il y avait des endroits qui étaient faciles d’accès, contrairement à ce qu’ils disaient. On a souvent essayé de nous cacher des choses ».

Dans un rare communiqué transpartisan publié fin mai, neuf parlementaires alsaciens de tous bords avaient réclamé l’arrêt des travaux de confinement et le déstockage des déchets.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion