Un groupe bipartisan de législateurs américains propose la candidature du mouvement pro-démocratie de Hong Kong pour le prix Nobel de la paix
WASHINGTON – Un groupe bipartisan de législateurs américains a soumis la candidature du Mouvement pro-démocratie de Hong Kong au prix Nobel de la paix 2020 afin de reconnaître « les innombrables personnes, souvent anonymes, qui ont risqué leur vie, leur santé, leur emploi et leurs études pour un avenir meilleur à Hong Kong ».
Dans une lettre à l’attention du comité du prix Nobel de la paix, publiée le 4 février, les législateurs ont déclaré : « Ce prix honorerait les millions de personnes à Hong Kong dont la bravoure et la détermination ont inspiré le monde. »
La lettre a été cosignée par le représentant américain James P. McGovern (D-Massachusetts) et le sénateur américain Marco Rubio (R-Floride), respectivement président et coprésident de la commission exécutive du Congrès américain sur la Chine (CECAC), bipartite et bicamérale, ainsi que par six autres sénateurs et représentants.
Les législateurs ont nominé le mouvement pro-démocratique en reconnaissance des efforts déployés par les Hongkongais visant à protéger l’autonomie de la ville, les droits de l’homme et l’État de droit, tels que garantis dans la Déclaration sino-britannique et la loi fondamentale de la région administrative spéciale de Hong Kong.
En mars 2019, une série de manifestations pro-démocratiques à grande échelle avait débuté à Hong Kong en opposition à une proposition de loi d’extradition qui aurait mis les citoyens de Hong Kong en danger d’extradition vers la Chine continentale, où la détention arbitraire, l’absence d’application régulière de la loi, le recours à la torture et de graves violations des droits de l’homme ont été documentées.
Le 16 juin 2019 a été marqué par l’une des plus grandes manifestations de l’histoire, avec plus de 2 millions de personnes (sur quelque 7,5 millions résidents de Hong Kong) y ayant participé. Le profil des manifestants couvrait un large spectre : étudiants, retraités, femmes, enseignants, hôtesses de l’air, banquiers, avocats, travailleurs sociaux, entrepreneurs, professionnels de la santé, travailleurs domestiques migrants et fonctionnaires.
« La ville entière est engagée dans un mouvement à la fois unique et inspirant, par son ampleur, sa portée et sa créativité », peut-on lire dans la lettre. « Les manifestants étaient des personnes avisées, et ils ont eu recours à des méthodes d’expression pacifiques et innovantes, telles que l’art, la musique, l’usage de lasers, des projections (numériques) sur les bâtiments et se donner la main à travers Hong Kong. »
Le mouvement pro-démocratique a formulé cinq demandes au gouvernement de Hong Kong, que la lettre qualifie de « raisonnables » : 1. retirer le projet de loi sur l’extradition ; 2. mener une enquête indépendante sur les violences policières ; 3. abandonner les poursuites contre tous les manifestants arrêtés ; 4. retirer la qualification d’« émeutes » donnée aux manifestations de juin ; et 5. utiliser le suffrage universel pour élire le chef de l’exécutif et les membres du conseil législatif.
En octobre 2019, le membre du Parlement norvégien Guri Melby avait proposé la candidature des Hongkongais au prix Nobel de la paix 2020.
À l’instar de la nomination de Mme Melby, les législateurs américains ont préféré ne pas mettre en avant certains individus en particulier. Ils soulignent que « le mouvement pro-démocratique de l’année dernière a été remarquablement organisé et cohérent, mais surtout sans chef et flexible ».
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