La Route du Rhum « ne profite pas aux Guadeloupéens ». Un collectif anti-obligation vaccinale critique l’évènement
Le mardi 9 novembre à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe, des syndicalistes militant pour la réintégration des personnels soignants suspendus pour avoir refusé la vaccination obligatoire contre le Covid-19, ont marqué leur opposition à la Route du Rhum « qui ne profite pas aux Guadeloupéens ».
« La région Guadeloupe dépense des millions pour laisser quelques navigants s’amuser sur la mer, pendant que nous, nous ne travaillons pas », a déclaré Gaby Clavier, syndicaliste de la branche santé de l’Union générale des travailleurs de Guadeloupe (UGTG), lors d’une conférence de presse devant le CHU de la ville.
« On ne peut pas venir en Guadeloupe prendre du bon temps alors qu’il n’y a pas d’eau, pas d’hôpital, pas de transports, etc… La Route du Rhum ne profite pas du tout aux Guadeloupéens », a-t-il affirmé au sujet de cette course en solitaire qui doit prendre le départ mercredi de Saint-Malo pour rallier l’île des caraïbes.
Les membres du « Collectif des organisations en lutte contre l’obligation vaccinale » présents mardi ont dénoncé un contexte de « maltraitance institutionnelle », rappelant leur « détermination » à « faire légitimer » leur « combat » pour la réintégration des soignants suspendus dans les effectifs des établissements hospitaliers.
« Réhabilitation des soignants » et « paiement des salaires »
Ils ont également fait part de leur opposition aux propositions gouvernementales. Le directeur de cabinet du ministre délégué aux Outre-mer a proposé mi-octobre des ruptures conventionnelles majorées et des départs à la retraite anticipés.
« Nous voulons la réhabilitation des soignants et le paiement des salaires de cette année de suspension », ont insisté les syndicalistes, affirmant que plusieurs pays avaient « fini par réintégrer leurs personnels non vaccinés ».
L’opposition à l’obligation vaccinale a donné lieu à de nombreux heurts entre la direction du CHU et une partie du personnel. La suspension des soignants a également été le point de départ d’une crise sociale en Guadeloupe en novembre 2021.
Selon l’Agence régionale de santé (ARS), près 2% des professionnels de santé sont actuellement suspendus en Guadeloupe.
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