Guerre en Ukraine : la demande de drapeaux bleu et jaune en forte hausse en France, des fabricants submergés

Titelbild
L'entreprise ManuFetes, à Mercurol-Veaunes dans la Drôme, fabrique entre 400 et 1000 drapeaux ukrainiens par jour. (JEAN-PHILIPPE KSIAZEK/AFP via Getty Images)
Von 10 mars 2022

Alors que la demande pour des drapeaux ukrainiens était pratiquement inexistante avant le 24 février, date du début de la guerre en Ukraine, les entreprises françaises peinent maintenant à répondre à la demande.

« Dès le lendemain de l’invasion russe en Ukraine, nous avions de premières demandes de drapeaux », explique à 20 Minutes Arnaud de Leissègues, patron de la société Drapeaux Dejean Marine à Bordeaux. « Et à partir du lundi suivant, nous sommes passés à plus de 100 demandes quotidiennes. »

Même constat à l’Atelier Le Mée à Saint‑Grégoire (Ille‑et‑Vilaine). « Les commandes sont arrivées dès le début de la guerre », confie à France 3 Vincent de Lambert, directeur de l’entreprise qui a fabriqué 180 étendards jaune et bleu.

Pour Éric Borney, à la tête d’une entreprise d’une trentaine d’employés à Argentan dans L’Orne, c’est un pic de commandes pour un drapeau étranger, « c’est totalement inédit ». Mais l’Atelier Le Mée, lui, a déjà eu des commandes de drapeaux tibétains « quand il y avait eu des problèmes entre le Tibet et la Chine » ou des drapeaux libanais « quand il y a eu l’explosion dans le port de Beyrouth ».

Submergés par les collectivités locales

« Hier, nous étions à 200 commandes, aujourd’hui nous en avons eu une centaine… », remarque Arnaud de Leissègues. « Nous sommes submergés par les collectivités locales. »

Les entreprises françaises qui fabriquent des drapeaux n’ont évidemment pas en stock les tissus aux couleurs de l’Ukraine, puisque « d’habitude, les mairies ont besoin de drapeaux français, européens ou bretons, là, les couleurs changent », explique de son côté le directeur de l’Atelier Le Mée. Qu’à cela ne tienne : les couleurs sont imprimées sur du tissu blanc.

Les employés et le directeur de cette entreprise bretonne, qui travaille régulièrement avec le secteur de l’événementiel, sont heureux d’avoir du travail après une longue période compliquée à cause du Covid‑19. « Nous sommes capables de livrer nos drapeaux ukrainiens dans la journée », assure Vincent de Lambert.

Du côté de la société Drapeaux Dejean Marine à Bordeaux, il est difficile de satisfaire tout le monde, les clients pressés d’avoir leurs drapeaux ukrainiens comme les autres. « On fait des heures supplémentaires, je suis allé chercher des intérimaires, mais on a du mal », confie Arnaud de Leissègues.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion