Le fléau du harcèlement sexuel

Du show-business à la politique en passant par la mode, le sport ou la restauration, le comportement tenant du harcèlement ou des abus sexuels est plus exposé que jamais depuis que l'affaire Weinstein a éclaté aux Etats-Unis.
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Gloria Allred tient une conférence de presse avec Harvey Weinstein Accuser LOS ANGELES, CA - 20 OCTOBRE: L'avocate Gloria Allred (à gauche) et sa cliente Heather Kerr s'expriment lors d'une conférence de presse concernant les allégations d'agression sexuelle portées contre Harvey Weinstein et ce qu'il a dit à Kerr sur ce qu'elle devait faire pour obtenir travail à Hollywood au bureau d Allred le 20 octobre 2017 à Los Angeles, en Californie. Weinstein a été accusé d'agression sexuelle, de harcèlement ou de viol par des dizaines de femmes. (Photo par Matt Winkelmeyer / Getty Images)
Von 25 octobre 2017

Du show-business à la politique en passant par la mode, le sport ou la restauration, le comportement tenant du harcèlement ou des abus sexuels est plus exposé que jamais depuis que l’affaire Weinstein a éclaté aux Etats-Unis.

Si dans la politique ou la mode, les accusations n’ont pas attendu l’affaire Weinstein pour sortir, les témoignages n’ont jamais été aussi nombreux, des milliers de femmes s’emparant des réseaux sociaux pour témoigner de ce fléau. Voici les principaux secteurs touchés.

 Les accusations pour harcèlement pleuvent dans le monde du cinéma

C’est dans le secteur où Harvey Weinstein était tout-puissant que les témoignages ont explosé depuis les premières révélations le 5 octobre. Une cinquantaine de femmes – des actrices connues comme Gwyneth Paltrow ou Angelina Jolie mais aussi beaucoup d’inconnues du grand public – ont déjà décrit le producteur multi-oscarisé comme un prédateur sexuel maladif, et la liste continue de s’allonger.

Depuis, d’autres réalisateurs, acteurs ou producteurs ont été publiquement accusés de harcèlement comme Roy Price, le patron des studios d’Amazon, qui a démissionné, ou le réalisateur James Toback. La star de la pop islandaise Björk a aussi raconté avoir été harcelée par un « réalisateur danois », sans le nommer.

La société de production co-fondée par Harvey Weinstein et son frère Bob, The Weinstein Company, est elle aussi dans le collimateur pour avoir ignoré les méfaits supposés d’Harvey Weinstein.

 Les chaînes de télévision pour leur part sont déjà dans la tourmente

La télévision n’avait pas attendu l’affaire Weinstein pour entrer dans la tourmente. Le président de la chaîne américaine Fox News, Roger Ailes, avait dû démissionner en 2016 suite à des accusations de harcèlement sexuel, suivi par son protégé et présentateur vedette Bill O’Reilly en avril 2017.

Le New York Times a révélé le week-end dernier que O’Reilly avait payé 32 millions de dollars à une spécialiste des questions juridiques de la chaîne qui l’accusait de harcèlement pour éviter des poursuites en justice.

Un ancien éditeur du magazine The New Republic, Leon Wieseltier, s’est vu lui aussi accuser de harcèlement sexuel dans le sillage de l’affaire Weinstein. Un nouveau projet de magazine qu’il devait lancer a tourné court et il s’est excusé publiquement mardi, se disant « honteux » de son comportement.

 Les mannequins et les modèles photographe exploitées sexuellement

L’affaire Weinstein a là-aussi délié les langues. La mannequin américaine Cameron Russell a appelé ses collègues à témoigner des abus sur son compte Instagram la semaine dernière, suscitant une avalanche de réponses.

Le photographe de mode new-yorkais Terry Richardson, connu dans le monde entier pour ses photos sexuellement provocantes et soupçonné depuis des années d’exploiter sexuellement ses mannequins, s’est vu lundi bannir de toute collaboration avec le groupe Condé Nast, propriétaire de nombreux magazines de référence du secteur comme Vogue, Vanity Fair ou GQ.

 Harcèlement également dans le monde des finances 

Les cas connus de harcèlement dans ce monde encore très masculin sont rares, mais le puissant fonds d’investissement Fidelity, l’un des rares à être dirigé par une femme, a reconnu mardi avoir limogé récemment deux importants responsables de gestions d’actifs accusés de harcèlement.

 Les abus de pouvoir des politiques, souvent propices au harcèlement sexuel

Le monde politique, aux Etats-Unis comme en Europe, est connu comme un terrain propice aux abus d’hommes de pouvoir, comme l’ont montré les scandales qui ont entouré l’ex-président Bill Clinton ou des propos de Donald Trump révélés pendant sa campagne présidentielle, où il se vantait de pouvoir « faire ce qu’il voulait » avec les femmes.

Depuis lundi, une lettre dénonçant la misogynie circule dans l’Etat de l’Illinois. Sans nommer personne, elle pointe plusieurs cas de harcèlement sexuel par des hommes politiques sur leurs employées.

Même l’ancien président George H.W. Bush, 93 ans, s’est vu récemment accuser de comportement indécent à l’encontre d’une actrice il y a quatre ans. Il s’est excusé mercredi.

 Le monde du sport n’est pas épargné

L’ex-championne américaine de gymnastique McKayla Maroney a affirmé la semaine dernière avoir été victime d’abus sexuels commis par l’ancien médecin de l’équipe féminine.

C’était la première fois qu’elle en parlait publiquement, même si le médecin en question, Larry Nassar, a été inculpé en février de 22 chefs d’inculpation pour agressions sexuelles, y compris sur des filles de moins de 13 ans. Il est actuellement emprisonné.

Le président de la fédération de gymnastique américaine, Steve Penny, avait démissionné en mars pour sa gestion d’un scandale dans lequel plus de 350 gymnastes auraient été victimes d’abus.

 Des accusations sortent de toute part, les grands chefs ne sont pas épargnés

Alors que les grands chefs ont parfois la réputation d’être tyranniques, des accusations commencent à sortir aussi dans ce secteur. Aux Etats-Unis, le chef John Besh, une institution de La Nouvelle-Orléans qui a participé à de nombreux programmes télévisés, a démissionné lundi après avoir été accusé de harcèlement sexuel.

Il a nié l’existence d’une culture de harcèlement au sein de son groupe, fort de 1.200 salariés et de 12 restaurants, même si plusieurs employées ont affirmé avoir été victimes de harcèlement sans pouvoir se plaindre à la direction.

 



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