Hausse des taxes sur le diesel au 1er janvier

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(Pascal Le Segretain/Getty Images)
Von 2 janvier 2018

Conséquence de l’une des mesures du projet de loi finance : les taxes sur le diesel ont augmenté de 10%, depuis hier lundi 1er janvier.

Le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, avait déjà annoncé vouloir aligner le prix du diesel sur celui de l’essence. Mais il n’était pas encore question d’augmenter le prix des taxes si rapidement. Il faut compter entre 1,35 et 1,40 le litre de gasoil.

En incluant la TVA, cela représente une hausse de près de 9 centimes le litre, soit le plus haut niveau depuis septembre 2013, lorsque les prix à la pompe avait atteint des sommets. Il n’y a désormais plus qu’une dizaine de centimes d’écart avec l’essence (qui augmente également, mais de « seulement » 3,9 centimes).

Objectif : aligner le prix du diesel sur l’essence, et surtout encourager les Français à se débarrasser de leurs vieux véhicules diesel.

 

Une volonté politique

La facture pour l’automobiliste ne grimpe pas à cause du prix du baril du pétrole, mais parce que les taxes sont plus lourdes, explique Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières, l’UFIP. « Cette hausse est la conséquence de la mise en place d’une taxe carbone plus importante que celle du précédent gouvernement. Mais il y a surtout une volonté politique de rattrapage de la fiscalité entre l’essence et le diesel », le gouvernement souhaitant réduire la pollution aux particules fines, émises par les motorisations diesel.

 

« Ce n’est pas aux conducteurs de payer les pots cassés ». Hors de question en tout cas d’abandonner la voiture pour Nicolas. « Mon véhicule, j’en ai besoin pour aller travailler, je n’ai pas le choix. Mais la prochaine fois, je pense que je prendrai une essence. » Le gouvernement encourageait pourtant l’achat de diesel quand il a choisi sa voiture il y a 8 ans. « On se fait avoir, oui », réagit-il quand on le lui rappelle. Pierre Chasseray, président de l’association 40 millions d’automobilistes, ce revirement est incohérent. « L’État a lancé le diesel en France et aujourd’hui il le tue. S’il y a eu erreur politique, c’est à la politique de régler le problème, ce n’est pas aux conducteurs de payer les pots cassés ». Le calvaire est loin d’être terminé pour les propriétaires de véhicules diesel : selon l’UFIP, le gasoil devrait augmenter de 34 centimes pendant le mandat d’Emmanuel Macron.

 

Pour sa part, Christophe Castaner, invité sur le plateau de LCI avait confirmé en septembre dernier que les taxes sur le diesel allaient « augmenter de 7,6 centimes » en 2018, et qu’il s’agissait d’une « volonté d’avoir une convergence entre l’essence et le diesel ».

 



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