Haute-Saône : « Quand on est casse-cou, on suit ! », déclare une centenaire lors de son baptême de l’air

Titelbild
Illustration (LOIC VENANCE/AFP via Getty Images)
Von 23 septembre 2021

Les résidents de l’Ehpad de Gray (Haute-Saône) se sont offerts un baptême de l’air, ce lundi 20 septembre. Une journée inoubliable pour eux comme pour le pilote Jérôme Cannelle, gérant de Gray Light Aviation.

Marie-Louise Royer, 101 ans, ainsi qu’Arlette, Liliane et Josette sont toutes des résidentes de l’Ehpad de Gray, âgées de plus de 90 ans. Elles se sont envolées, ce lundi 20 septembre, pendant que le personnel de l’Ehpad gardait un œil légèrement inquiet sur elles, relate France 3 Bourgogne-Franche-Comté. Plusieurs avions ont été mis à leur disposition.

« À 100 ans, il faut encore avoir des rêves »

Delphine Nardella, l’animatrice en chef de l’Ehpad confie : « C’est beau à cet âge d’avoir des rêves et de faire des choses comme celle-ci. Il y a une petite appréhension pour nous, mais c’est tellement bien pour eux. »

« Quand on est casse-cou, on suit ! », avance quant à elle Marie-Louise Royer du haut de ses 101 ans, juste avant de grimper dans l’avion de Jérôme Cannelle, pilote et gérant de Gray Light Aviation. Et d’ajouter : « Je n’ai aucune idée de ce qui m’attend là-haut, je pense que ça va me plaire. »

Ancienne sportive, la résidente de l’Ehpad pratiquait la randonnée aussi bien en France qu’à l’étranger étant plus jeune. « Partir 8 jours, dormir n’importe où, ça ne me faisait rien, j’ai toujours aimé ça. Et j’ai encore ça dans la peau, ça me manque beaucoup », raconte encore à France 3 Bourgogne-Franche-Comté Marie-Louise.

« Vieillir dans ces conditions, comme ça, on en rêve tous »

Jérôme Cannelle reconnaît à son tour que la rencontre avec Marie-Louise l’a marqué car il a constaté que cette ancienne médaillée jeunesse et sports à l’âge de 67 ans, avait « vraiment la tête sur les épaules ». « Elle a bien reconnu sa maison, tous les petits villages. Je lui tire mon chapeau, car à bientôt 102 ans, c’est vraiment exceptionnel. Vieillir dans ces conditions, comme ça, on en rêve tous », précise-t-il admiratif, Marie-Louise n’ayant ni lunettes, ni appareil auditif.

Pour autant, la centenaire confie à France 3 : « Qu’on me garde encore un an, ça suffit, vous savez. Qu’est-ce qu’on fait là ? Il y a des jours où ça va, des jours où ça baisse. » Contrairement à Arlette, qui elle, déclare : « Je suis toujours partante, moi, le plus loin possible, bon, je ne parle pas de mourir oh non ! » Liliane, une autre résidente, renchérit : « On est bien là-haut, j’espère que cela va durer au moins une demi-heure. »

« C’est que du bonheur de les voir prendre du plaisir à s’envoler »

Josette annonce qu’avant de faire ce baptême de l’air, elle regardait toujours les avions passer. Elle souligne à juste titre avant de grimper dans l’avion que par conséquent, « là, c’est trop tard pour se débiner ». Marie-Louise conclut en disant avoir « fait un beau tour », qui lui a permis de découvrir avec joie les endroits qu’elle a connus, notamment la vallée de la Saône et le château de Ray-sur-Saône. Elle a même « vu le lycée Fertet à Gray, le 150 de la rue de Dijon où [elle a] vécu », raconte-t-elle enfin.

Frédéric Meunier, le directeur de l’Ehpad, s’est lui aussi réjoui de cette expérience. « C’est que du bonheur de les voir prendre du plaisir à s’envoler après tout ce qu’on a vécu », commente-t-il, faisant allusion à la pandémie du coronavirus et au lot de contraintes drastiques qu’elle a engendré.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion