Hydrogène: une nouvelle filière et 100.000 personnes à former en France d’ici 2030
Pour décarboner la fabrication d’acier, servir de carburant aux camions ou aux avions, ou stocker l’électricité solaire et éolienne, de l’hydrogène vert en quantité va être nécessaire, et la filière française en cours de constitution a besoin de 100.000 personnes à former d’ici 2030, selon une étude publiée jeudi.
« La filière actuelle de l’hydrogène représente 6000 emplois aujourd’hui et devrait en compter 100.000 en 2030 », explique Philippe Boucly, président de France Hydrogène, qui rassemble les acteurs du secteur. Pour réaliser l’étude « Def’hy » sur les besoins en emploi et formation du secteur de l’hydrogène, qui sera remise au gouvernement, l’organisme s’est allié à six acteurs de l’emploi et de la formation, dont Pôle Emploi, l’Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes (Afpa) ou encore le groupe Adecco, mais pas l’Éducation nationale.
Hydrogène gris, bleu, vert
Jusqu’à présent, l’hydrogène est produit par les industriels de la chimie ou de la pétrochimie par « réformage » du gaz naturel : on extrait l’hydrogène du méthane. Ce processus a un bilan carbone colossal. Pour produire une tonne d’hydrogène, près de 10 tonnes en moyenne de carbone partent dans l’atmosphère : c’est l’hydrogène gris, qui représente actuellement plus de 95% de l’hydrogène produit dans le monde.
Il est donc nécessaire de le remplacer par d’autres procédés de production. La production propre passe par deux voies en concurrence actuellement : pour de l’hydrogène dit « bleu », on utilise exactement le même processus que pour le « gris » tout en captant le CO2 émis à la sortie des usines pour le stocker ou le réutiliser. Pour obtenir de l’hydrogène « vert » ou « décarboné », on électrolyse l’eau avec de l’électricité décarbonée, au moyen d’électrolyseurs qui fracturent les molécules d’eau (H20) en hydrogène et oxygène.
Une montée en puissance avec des métiers-clés recherchés
Actuellement la France compte 10 mégawatts de capacité de production d’électrolyse installée et « vise une capacité de production de 6500 MW en 2030 », rappelle M. Boucly. Il envisage trois « phases » de montée en puissance : 2023-2025 avec la préparation à l’ouverture de nouvelles usines, et un besoin de beaucoup d’ingénieurs ; 2026-2028, avec la mise en œuvre des usines; et une phase de production industrielle après 2028.
Adecco a déjà recensé 6800 offres d’emploi liées à l’hydrogène en 2022, une hausse de 77% par rapport à 2019. Les métiers-clés recherchés sont des soudeurs, des chaudronniers, des spécialistes de la maîtrise des risques, beaucoup de commerciaux, de « développeurs » d’affaires et d’ingénieurs de maintenance.
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