«Il faut arrêter ce massacre»: deux chasseurs avouent avoir abattu un aigle en danger critique d’extinction en Isère

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Ils encourent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende. (Photo: Henk Bogaard/Shutterstock)
Von 15 mars 2024

La jeune pygargue avait été relâchée dans la nature dans le cadre d’un programme de réintroduction de l’espèce. Deux chasseurs ont été placés en garde à vue ce mercredi.

Deux chasseurs d’une même famille, âgés de 30 et 35 ans, ont été placés en garde à vue ce mercredi, a indiqué le parquet de Grenoble, Éric Vaillant, rapporte 20 Minutes.

Ils ont reconnu avoir tiré le 24 février dernier sur Morzine, une pygargue à queue blanche, espèce en danger critique d’extinction, qui faisait partie d’un programme de sauvegarde lancé par le parc Les Aigles du Léman. La pauvre bête avait été retrouvée sans vie dans un vallon de l’Oisan, en Isère.

Les deux mis en cause ont été déférés ce jeudi dans le cadre d’une enquête pour « destruction, détention et transport d’espèce protégée ». Ils encourent jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 150.000 euros d’amende.

Un précédent en 2022

Le rapace, prénommé Morzine en hommage à la ville de Haute-Savoie qui avait financé sa balise GPS, avait été relâché dans le cadre d’un programme de sauvegarde de l’espèce, après un an de captivité, avec neuf autres aigles. Malheureusement, il est le deuxième à être abattu depuis le début du programme de réintroduction à l’été 2022.

La pygargue à queue blanche bénéficie d’un statut de protection totale interdisant de tuer ou même de perturber ces oiseaux, rappelle France 3. D’où l’émotion provoquée par l’annonce de sa disparition.

Seuls cinq couples de ces rapaces vivent en liberté en France. « Quand vous tuez un pygargue, vous ne tuez pas qu’un animal, vous tuez tout l’espoir des gens qui ont participé à sa réintroduction », fustige Jacques-Olivier Travers, également à l’origine du programme de réintroduction.

« Quand on est à 1 700 mètres d’altitude et qu’on voit passer un aigle, on ne doit pas lui tirer dessus, rappelle-t-il. Il faut arrêter ce massacre. »



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