Immigration, IVG, fin de vie: les évêques tirent la sonnette d’alarme
Immigration, fin de vie, IVG dans la Constitution… Les évêques catholiques réunis à Lourdes ont tiré la sonnette d’alarme mercredi sur ces sujets dont le cadre législatif devrait prochainement évoluer.
Au terme de son assemblée plénière d’automne, la Conférence des évêques de France (CEF) a martelé son « inquiétude à l’idée que la liberté d’avorter puisse être inscrite dans la Constitution », une promesse du président Emmanuel Macron.
Si les femmes doivent être « mieux protégées » des violences et leurs droits « mieux garantis », le président de la CEF Éric de Moulins-Beaufort a estimé que « l’avortement, dont la décision est rarement un choix de pleine liberté, ne peut être compris sous le seul prisme des droits des femmes ».
« L’inscrire dans les droits fondamentaux serait abîmer tout l’équilibre de ceux-ci », avertissent les évêques dans une déclaration distincte et que Mgr de Moulins-Beaufort compte adresser au Président de la République « dès que possible ».
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— Église catholique en France (@Eglisecatho) November 8, 2023
« Une société humaine doit être fraternelle pour tous et pour toutes »
Autre sujet faisant l’objet d’une déclaration ad hoc : l’immigration, au cœur d’un projet de loi examiné depuis lundi au Sénat. Celui-ci compte durcir considérablement le volet prévoyant la régularisation des travailleurs sans-papiers.
Là aussi l’avertissement est clair : « Une attention particulière doit être portée à la protection et aux droits de ceux qui contribuent déjà par le travail à la bonne marche de notre pays ». Il faut « résister à la tentation de réduire les questions migratoires à des enjeux sécuritaires », estime le texte.
Appelant à « un sursaut d’humanité face au fait des migrations », Mgr de Moulins-Beaufort a mis en garde contre « l’illusion d’empêcher toute migration », se disant convaincu que « nous pouvons, en France, encore, recevoir ceux et celles qui viennent chez nous dans l’espoir d’une vie meilleure ».
Le président de la CEF a aussi souligné l’« inquiétude non moins grande » des évêques « devant le projet de loi en préparation concernant la fin de vie », attendu pour décembre. Le sujet devait être évoqué par M. Macron lors de sa rencontre mercredi avec les francs-maçons du Grand Orient de France.
« Une société humaine doit être fraternelle pour tous et pour toutes jusqu’à la fin de la vie, et promouvoir l’aide active à vivre », a-t-il ajouté, une allusion voilée à l’« aide active à mourir » qui pourrait être comprise dans le projet de loi. Cette assemblée était consacrée à la « mission » (c’est à dire comment relayer le message de l’Évangile), mais la guerre entre Israël et le Hamas s’est logiquement invitée dans les discussions.
« Ne pas céder à la logique simpliste de l’affrontement »
Alors que les actes antisémites explosent en France (1040 depuis les attaques sanglantes du Hamas contre Israël le 7 octobre) et que les responsables musulmans déplorent une libération de la parole anti-musulmans, les évêques ont appelé à « ne pas céder à la logique simpliste de l’affrontement entre communautés religieuses ».
« Nous nous élevons contre les attitudes racistes, antisémites et anti-musulmanes que cette logique induit », ont-ils martelé. Ils n’ont toutefois pas donné de consignes pour la marche contre l’antisémitisme de dimanche, où se rendra la Première ministre, Élisabeth Borne, mais qui se heurte au boycott de LFI et à la participation du RN jugée encombrante par certains.
« Je suis toujours réticent à donner des consignes politiques », a expliqué Mgr de Moulins-Beaufort, assurant toutefois que la CEF « sera représentée, au moins par le directeur du service aux relations avec le judaïsme ». Appelant à « la justice pour le peuple palestinien » qui « a droit à un État libre », il a aussi demandé « une reconnaissance claire, partout, du droit à exister pour l’État d’Israël ».
Enfin dans une Église encore secouée par le scandale des violences sexuelles, les évêques ont confirmé leur « engagement dans la reconnaissance et la réparation » dues aux victimes, en se penchant sur le cas spécifique des personnes majeures. « Nous suivons avec attention les réflexions juridiques en cours en vue de mieux définir l’emprise », a affirmé le responsable ecclésiastique, en qualifiant d’« essentielle » l’aide de la justice pénale de l’État.
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