Immigration : le président de la région du nord de la France prêt à un bras de fer avec Londres
Le président de la région du nord de la France, d’où partent illégalement en bateau de nombreux migrants vers le Royaume-Uni, a appelé mercredi à un bras de fer avec Londres au sujet de l’immigration clandestine.
« Il faut que ça s’arrête. Il faut être prêt à dire ‘Écoutez, mesdames et messieurs les Anglais, si les choses ne changent pas, on va vous rendre votre frontière' », a estimé Xavier Bertrand, président de la région des Hauts-de-France et candidat de droite déclaré à la présidentielle de 2027, sur la chaîne TF1.
« Et qu’on ne me dise pas que ça va créer un appel d’air. Du jour au lendemain, les Britanniques changeront leur politique », a-t-il assuré, appelant à un « bras de fer respectueux du droit ».
Au moins 78 migrants sont décédés en 2024 en tentant de rallier clandestinement l’Angleterre à bord d’embarcations de fortune depuis le nord de la France, un record depuis le début de ce phénomène en 2018, selon le patron de l’Office de lutte contre le trafic illicite de migrants (Oltim), Xavier Delrieu.
Une rencontre avec le ministre de l’Intérieur britannique
Le ministre français de l’Intérieur, Bruno Retailleau, accompagné selon Xavier Bertrand de son homologue britannique Yvette Cooper, doit se rendre jeudi au Touquet, dans le nord de la France, pour parler de la lutte contre les passeurs organisant les traversées clandestines vers le Royaume-Uni.
Le Home office britannique n’était pas en mesure de confirmer la venue de Mme Cooper, dont une première visite annoncée par les autorités françaises en décembre 2024 n’avait finalement pas eu lieu, en raison de la censure du précédent gouvernement français.
M. Retailleau avait évoqué en novembre 2024 la possibilité « si les choses ne progressent pas » de dénoncer les accords du Touquet qui fixent depuis 2004 sur le sol français les contrôles des personnes en partance vers le Royaume-Uni.
« Je vais demander à la ministre anglaise si les dirigeants économiques anglais dorment bien, parce que quand il y a des gens qu’ils prennent dans leurs entreprises, qu’ils payent avec un lance-pierre, c’est des membres de leur famille qui sont morts en traversant la Manche », a affirmé Xavier Bertrand.
Mettre « un terme à cette relation biaisée »
« J’espère qu’il y aura des décisions cet après-midi pour savoir comment on met un terme à cette relation biaisée avec le Royaume-Uni », a-t-il poursuivi, quelques heures avant un Conseil interministériel de contrôle de l’immigration à Paris.
Une dizaine de ministres seront rassemblés autour du Premier ministre centriste François Bayrou à partir de 13h00 GMT pour discuter notamment de « la maîtrise des flux migratoires » et des moyens « nationaux, européens et diplomatiques pour renforcer les contrôles ».
« Si dans ma région, il y a autant de migrants qui sont présents, ce n’est pas pour rester en France, c’est pour partir au Royaume-Uni », a-t-il souligné.
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