Infanticide dans l’Eure: le ras-le-bol du syndicat des directeurs d’école suite à la suspension de la directrice
Le Syndicat des directrices et directeurs d’école (S2dé) a dénoncé mercredi la suspension d’une directrice d’une école maternelle à Conches-en-Ouche, commune de l’Eure où était scolarisée une fillette de trois ans morte après des violences présumées de la part de sa mère et son beau-père.
Mardi, outre la suspension « à titre conservatoire » de la directrice, le rectorat a annoncé avoir diligenté « une enquête administrative afin de faire la lumière sur la chaîne de signalement des faits par les services de l’Éducation nationale ».
La fillette, portant « de multiples hématomes » d’âges différents sur le corps, est décédée dans la nuit de samedi à dimanche après son arrivée au CHU de Rouen à 1h53, malgré l’intervention des secours au domicile familial à Conches-sur-Ouche. Selon le procureur de la République d’Évreux, Rémi Coutin, la fillette « n’aurait pas été scolarisée la semaine précédent le drame » et « ni la gendarmerie, ni la justice, ni les services de l’aide sociale à l’enfance n’avaient été informés » des « violences difficilement soutenables » subies par la petite fille.
#Lisa Suite à la suspension de notre collègue directrice, le Syndicat des Directrices et Directeurs d’École #S2DE communiquehttps://t.co/eOEzECl0xO
— Syndicat des Directrices et Directeurs d’École (@s2de2021) September 27, 2023
Dans un communiqué intitulé « L’Opprobre », le Syndicat des directrices et des directeurs d’école de l’Éducation nationale (S2dé), regrette que le directeur ou la directrice d’école soit « le fusible idéal pour endosser toutes les responsabilités, tous les maux de notre pays ».
« Responsables de tout »
« Nous sommes responsables de tout en subissant toutes les défaillances du système sans le moindre moyen : aucune vie scolaire pour appeler les familles des élèves absents chaque matin, aucun secrétariat pour gérer les appels téléphoniques ou les e-mails en temps réel, aucun personnel présent dans les couloirs le temps des classes, des directeurs, pour 80% d’entre eux, qui ont une double tâche : enseigner et diriger », poursuit le communiqué.
« L’enquête nous établira certes la vérité et les responsabilités de chacun mais tout le monde devrait être coupable : les voisins qui entendaient les nombreuses disputes selon leurs propres déclarations, la mairie de Conches-en-Ouche où habitait cette famille, les commerçants où ils faisaient leurs achats, la personne qui aurait appelé le 119 et l’interlocuteur qui aurait dit de rappeler… », liste le syndicat, qui dit avoir écrit au ministère de l’Éducation nationale pour demander « en urgence une entrevue ».
« Hier, nous avons été bouleversés, aujourd’hui, nous sommes écœurés par cet opprobre », conclut le communiqué. Dans le volet judiciaire de cette affaire, la mère et son compagnon ont été mis en examen pour meurtre sur mineur de 15 ans et violences, et placés en détention provisoire.
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