Inflation: Bruno Le Maire donne «jusqu’à fin mai» aux industriels de l’alimentaire, pour s’engager sur des baisses de prix
Le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a lancé un ultimatum aux industriels de l’agro-alimentaire. Ce lundi 15 mai sur BFMTV, il a déclaré qu’il leur donnait « jusqu’à fin mai » pour entamer une baisse des prix de leurs produits.
Le ministre de l’Économie demande aux industriels de l’agro-alimentaire de baisser leurs prix. Il envisage de les dénoncer publiquement s’ils ne s’y conforment pas.
« Je ne pointe pas du doigt, je fais la transparence »
« Mon objectif c’est que dans les rayons, le consommateur voit les prix baisser », a précisé le ministre de l’Économie ce lundi. « Si les décisions ne sont pas prises maintenant, le temps que ça se répercute dans les rayons, nous aurons manqué notre objectif qui est de casser la spirale inflationniste », a-t-il ajouté, donnant aux industriels « jusqu’à fin mai » pour exécuter cette demande.
« Quand les prix de gros baissent et qu’on leur demande de venir rouvrir des négociations commerciales, ils répondent ‘non’. Vous trouvez ça juste ? » a questionné le locataire de Bercy. « Je suis là pour défendre l’ordre public économique », a-t-il assuré.
Afin de contraindre à cette réouverture des négociations commerciales, le ministre est en train d’examiner des « dispositifs réglementaires ». Pour les industriels qui ne se plieraient pas à cette renégociation des prix, Bruno Le Maire n’hésitera pas à mettre en action le fameux « name and shame » (qui signifie nommer et couvrir de honte), en communiquant leur nom ouvertement. « Ce ne sont pas des menaces, ce sont des décisions que je prendrai si nécessaire », a-t-il plaidé, concluant : « Je ne pointe pas du doigt, je fais la transparence. »
La grande distribution accuse elle aussi les industriels de l’agroalimentaire
Depuis début mai, le ministre met la pression. Il dit vouloir « casser la spirale des prix alimentaires d’ici l’automne » et compte « prolonger le dispositif » du trimestre anti-inflation « au-delà du 15 juin » afin « d’avoir à bord les distributeurs mais aussi les industriels ».
De son côté, la grande distribution accuse elle aussi les industriels de l’agroalimentaire de ne pas vouloir rouvrir les négociations commerciales, déplorant qu’ils « ne jouent pas le jeu », selon les propos de Jacques Creyssel, le délégué général de la Fédération du commerce et de la distribution (FCD), sur BFMTV. « On est dans une morgue absolue, dans laquelle les grands industriels, des vrais Picsou, sont là en se disant ‘on est sur notre tas d’or qui grandit et nous avons des coûts qui diminuent’ », a-t-il encore pointé.
Selon l’Insee (l’Institut national de la statistique et des études économiques), une augmentation des prix à la consommation de 6,9% a été observée sur un an, au mois d’avril.
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