Inondations : levée de la vigilance rouge en Mayenne et Maine-et-Loire, Craon reste sous les eaux

Titelbild
Des sauveteurs interviennent dans une rue inondée à Craon, le 20 juin 2024. (LAETITIA DREVET/AFP via Getty Images)
Von 21 juin 2024

La vigilance rouge pour crues a été levée pour les départements de la Mayenne et du Maine-et-Loire repassés en orange, dans le contexte de « débordements exceptionnels » de l’Oudon, notamment à Craon (Mayenne) où la rivière a inondé le centre-ville, dépassant largement son niveau historique de 1996.

Le ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu, doit se rendre sur place vendredi matin, pour notamment rencontrer les sinistrés et les services de secours et visiter les zones affectée, selon un communiqué de ses services.

Dans le centre-ville de Craon, 4500 habitants, plusieurs rues ont été inondées au plus fort de la crue à la mi-journée, l’eau montant par endroits jusqu’à la taille. « Dans mon jardin, il y a plus d’un mètre d’eau. Ma cave, elle, est complètement submergée. À l’intérieur, l’eau est aussi montée, j’ai rehaussé tout le mobilier », raconte Claude Gilet, 70 ans, bottes en caoutchouc aux pieds.

Une « crue historique »

Les secouristes, poussant un canot jaune, vont à la rencontre des habitants qui n’ont pas souhaité évacuer. Un pompier surveille la zone à l’aide d’un drone. « Depuis 1948 que j’habite ici, je n’avais jamais vu ça », assure Henri Robert, 78 ans. « Quand je suis parti vers midi, j’avais une table qui flottait dans le jardin et plus de 20 cm d’eau dans la maison ». Il n’a pas été autorisé à y retourner à son retour.

L’Oudon, seul cours d’eau de Mayenne et Maine-et-Loire à être concerné jusqu’à vendredi matin par la vigilance rouge « crues », a atteint jeudi en début d’après-midi à Craon un niveau de 3,25 mètres, bien au-delà de la « crue historique » de 1996 (2,86 m), selon Vigicrues qui signale des « débordements exceptionnels » du cours d’eau.

La décrue s’est amorcée en début d’après-midi et le niveau de l’Oudon était redescendu à environ 3 mètres en milieu de soirée, selon la préfecture de Mayenne. « Les niveaux des débordements dommageables ont été atteints » jeudi et « les décrues sont amorcées sur les secteurs amont », a communiqué Météo-France vendredi matin, indiquant que sur l’Oudon, « les niveaux resteront élevés vendredi avec la propagation des crues en cours ».

D’après un communiqué de la mairie de Craon, 115 foyers – soit 350 habitants – sont situés dans la zone concernée par les inondations. À Craon, une salle des fêtes a été ouverte pour accueillir les personnes contraintes de quitter leur logement le temps de la crue. À Cossé-le-Vivien, en Mayenne, quelque 182 mm d’eau sont tombés en 36 heures, soit l’équivalent de trois mois de précipitations, selon Météo France.

Vigilance orange

Vendredi matin, Météo-France a rétrogradé Mayenne et Maine-et-Loire en vigilance orange pour crues, niveau qui concerne également l’Isère, l’Yonne et la Nièvre.

Sept départements sont quant à eux en vigilance orange « pluie-inondation » à travers le pays : Hautes-Alpes, Eure-et-Loir, Isère, Loir-et-Cher, Loiret, Sarthe et Savoie. Quelque 62,6 mm de cumul de précipitations ont été relevés vendredi à 5h00 à Saint-Mathurin-sur-Loire, dans le Maine-et-Loire, selon les météorologues.

Le département de la Nièvre a également subi de fortes pluies dans la nuit de mercredi à jeudi, avec une quarantaine de routes coupées. De la grêle est tombée sur le Beaujolais, sans faire de dégâts importants selon Inter Beaujolais, organe de l’interprofession. « Ça a détruit une partie de la récolte mais il y aura encore de quoi faire du vin », a déclaré à l’AFP Benjamin Passot, viticulteur à Vauxrenard, préférant voir le verre à moitié plein.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion