Isère : le député LFI Hugo Prevost poussé à démissionner après des soupçons de « faits graves » sexuels

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Les députés du NFP Hugo Prevost (à g.) et Idir Boumertit lors d'un rassemblement contre les suppressions de postes à la Protection Judiciaire de la Jeunesse (PJJ), à Lyon le 29 août 2024.(Photo MATTHIEU DELATY/Hans Lucas/AFP via Getty Images)
Von 9 octobre 2024

Les Écologistes et le PS en Isère, ainsi que sa suppléante, ont appelé mercredi à la démission du député LFI de l’Isère Hugo Prevost, exclu par le groupe de La France Insoumise à l’Assemblée nationale pour des « faits graves à caractère sexuel ».

Le groupe LFI a expliqué tard mardi avoir été saisi fin septembre par le Comité de vigilance contre les violences sexistes et sexuelles (CVSS) de LFI « concernant des faits graves à caractère sexuel pouvant relever d’infractions pénales, antérieurs » à l’élection du député et annoncé avoir « prononcé (son) exclusion ».

M. Prevost, ancien syndicaliste étudiant âgé de 25 ans, n’a pas réagi dans l’immédiat.

Le parquet de Grenoble a indiqué de son côté mercredi n’avoir reçu « aucune trace de plainte » concernant le député.

L’annonce du groupe LFI a suscité mercredi de nombreuses réactions en Isère, où M. Prevost l’avait emporté en juillet face à l’ancien ministre macroniste Olivier Véran. Ce dernier a réclamé une « enquête » : « À l’appui des preuves dont il dit disposer, et qui constitueraient selon eux une infraction pénale, le NFP doit saisir sans délai le procureur de la République via l’article 40, comme la loi le prévoit », a-t-il estimé.

Démission de la suppléante de M. Prevost

La suppléante de M. Prevost, Salomé Robin, s’est dite dans un communiqué « atterrée et écoeurée par ces révélations », faisant part de son « soutien aux victimes ». « N’ayant absolument plus rien à voir avec Hugo Prevost, je vous informe que je quitte mon rôle de députée suppléante, dans l’attente d’une démission de sa part », ajoute-t-elle.

La représentation locale des Écologistes a évoqué un « choc » et indiqué « ne pas (pouvoir) accepter d’être représenté-e-s par un élu accusé de faits aussi graves », appelant à sa « démission de l’Assemblée nationale ». Même « effroi » au sein de la Fédération du Parti socialiste de l’Isère, qui a également réclamé une « démission immédiate ».

« La décision (d’exclusion) a été prise, à l’unanimité, par tous nos députés. (…) À titre personnel, je demande la démission d’Hugo Prevost », a déclaré de son côté la députée LFI Elisa Martin au quotidien Le Dauphiné Libéré.

Le maire de Grenoble Éric Piolle a pour sa part indiqué sur X apporter son « plein soutien aux victimes » et « salue(r) la décision rapide du groupe LFI ».

Des « témoignages » recueillis

Selon Mediapart, au moins quatre personnes accusent le jeune parlementaire de violences sexistes et sexuelles, comprenant pour une femme des attouchements et des rapports non consentis, et pour les trois autres des « pressions constantes », du « harcèlement moral, sexuel » et de propos sexistes au travail de 2020 à 2024.

L’Union étudiante, qu’Hugo Prévost a co-fondée, rapporte de son côté dans un long communiqué avoir recueilli des « témoignages » faisant état de « faits de harcèlement moral et sexuel, de schémas de prédation, de faits graves pénalement répréhensibles à caractère sexuel ». Ces faits « s’étalent sur une période de 2020 à 2024 et se seraient poursuivis après le départ de Hugo Prevost de l’équipe nationale (…) en mars », ajoute l’organisation étudiante qui dénonce « une volonté de contrôle sexuel et politique des femmes ».

L’organisation ajoute que « la majorité des faits (…) étaient connus de certains depuis plusieurs mois voire plusieurs années ». Elle demande que « justice soit faite » et exhorte le député à « démissionner de son mandat ».



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