Isère : une femelle ibis chauve égarée lors de sa migration a été abattue par des tirs italiens

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Illustration (JOSE LUIS ROCA/AFP via Getty Images)
Von 20 novembre 2020

Une femelle ibis chauve a été abattue par des tirs italiens. Égarée, elle avait été recueillie à Vif (Isère), avant de poursuivre sa route en direction de la Toscane.

Une femelle ibis chauve prénommée Afra s’était égarée à Vif, dans l’Isère, le 5 septembre, alors qu’elle effectuait sa migration, rapporte France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. L’oiseau échassier, âgé de 2 ans, avait été retrouvé dans un champ de cette commune située à 16 kilomètres au sud de Grenoble. Recueilli pour la nuit par le centre de sauvegarde et de protection de la faune sauvage isérois, l’oiseau avait ensuite poursuivi sa route, en direction de la Toscane en Italie.

L’ibis, capable de vivre une trentaine d’années, est une espèce classée comme « gravement menacée d’extinction » sur la liste rouge de l’Union internationale pour la conservation de la nature (IUCN). L’ibis chauve a disparu de l’Europe au XVIIe siècle, notamment pour avoir été chassé, mais également en raison de la collecte de ses œufs. Actuellement, les colonies d’ibis chauves sauvages sont au nombre de deux au Maroc, et ils représentent à peine 150 couples.

Le trajet d’Afra était donc suivi de près par une équipe d’ornithologues. De plus, le projet de réintroduction auquel Afra appartenait avait déterminé qu’ « environ 60 % des décès (50 animaux) étaient dus à des meurtres[sic] en Italie ». Ce projet incluait donc l’obtention d’un soutien des « grandes associations de chasse italiennes », ainsi que l’explique l’équipe du « Waldrappteam ». L’objectif principal de cette équipe étant d’apprendre aux jeunes oiseaux nés dans les zoos de toute l’Europe à voler, à se nourrir de manière autonome et à migrer.

Le projet qui consiste à réintroduire une espèce dans une zone où elle n’existe plus à l’état sauvage n’est pas chose aisée et demande de la patience, « entre trente et cinquante ans, en fonction des espèces, pour que les populations atteignent une stabilité », nous précise Terre et Nature. L’ibis chauve étant un migrateur, cela ajoute une difficulté supplémentaire. C’est la raison pour laquelle on peut parfois voir voler d’étranges convois dans le ciel : un ULM guidant un groupe de jeunes ibis sur une longue distance, afin de leur inculquer une nouvelle route migratoire, qui évitera les lieux de braconnage. L’ibis « est très fidèle à ses sites d’hiver et d’été. Une fois ce chemin parcouru, il y a de bonnes chances qu’il conserve cette habitude toute sa vie », a expliqué André Schenker, géographe bâlois et spécialiste de l’espèce pour l’hebdomadaire Romand.

Mais lundi 16 novembre, Afra a été retrouvée morte en Italie, et « l’autopsie a confirmé qu’elle avait été tuée par un chasseur », précise la Ligue de protection des oiseaux, ainsi que le relate France 3 Auvergne-Rhône-Alpes. La fédération de chasse iséroise met toutefois un bémol en précisant que « si l’autopsie a révélé la présence de plombs, aucune enquête ou condamnation ne confirme que l’auteur du tir soit un chasseur ». L’équipe d’ornithologues qui « suivait son parcours de près » s’était « inquiétée la semaine dernière de ne plus avoir de signal, alors que l’oiseau était en Italie », souligne encore la Ligue de protection des oiseaux.

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