Islande : un nouveau gouvernement formé de « trois partis très différents »

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Katrin Jakobsdottir (c), la chef du mouvement Gauche-Verts et deuxième femme à occuper le poste de Premier ministre en Islande, le nouveau ministre des Finances Bjarni Benediktsson (g) et le leader du parti du Progrès Sigurdur Ingi Johannsson donnent une conférence de presse le 30 novembre 2017 au Parlement de Reykjavik, Islande. (HARALDUR GUDJONSSON/AFP/Getty Images)
Von 30 novembre 2017

L’Islande s’est dotée jeudi d’un nouveau gouvernement au terme de longues négociations entre trois formations, dont deux sont initialement idéologiquement aux antipodes, un mois après les élections anticipées déclenchées par les scandales politiques.

À 41 ans, Katrin Jakobsdottir, la chef du mouvement Gauche-Verts, est devenue la deuxième femme à occuper le poste de Premier ministre dans le pays, après la conclusion d’un accord entre son parti, les conservateurs du Parti de l’indépendance et les centristes du Parti du progrès.

« C’est un moment très intéressant dans l’histoire politique islandaise parce que ces trois partis sont très différents », a déclaré la nouvelle chef du gouvernement à l’AFP. C’est extrêmement rare que la gauche gouverne avec la droite.

Mme Jakobsdottir, dont le parti prend aussi les ministères de la Santé et de l’Environnement, est désormais associée à son ancien rival, l’ancien Premier ministre Bjarni Benediktsson, 47 ans.

Le Parti de l’indépendance de M. Benediktsson obtient les portefeuilles régaliens (Finances, Affaires étrangères, Justice) ainsi que la Pêche et l’Agriculture. Aux centristes du Parti du progrès échoient le Tourisme et l’Industrie.

Parvenir à former un gouvernement a pris plusieurs semaines après les élections anticipées du 28 octobre déclenchées par un énième scandale politique ayant mis en cause le Premier ministre de l’époque, Bjarni Benediktsson dont le gouvernement, soutenu par une très faible majorité, avait duré neuf mois.

M. Benediktsson avait auparavant été cité dans les « Panama Papers ». Révélée au printemps 2016, l’affaire avait mis en cause 600 Islandais détenant des fonds dans des paradis fiscaux. Elle avait fait tomber le Premier ministre de l’époque, Sigmundur David Gunnlaugsson, et provoqué – déjà – de nouvelles élections.

Depuis la crise financière de 2008 qui avait dévasté l’économie islandaise, la petite île a connu une reprise spectaculaire.

Les indicateurs sont au vert en Islande : après 7,2% en 2016, le pays affiche encore une croissance vigoureuse (3,4% au deuxième trimestre), un taux de chômage quasi résiduel, des investissements et des touristes qui déferlent.

I.M. avec AFP



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