Israël : le Forum des otages « horrifié » par le fait que le Hamas n’a pas rendu l’otage Shiri Bibas

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Cette combinaison d'images réalisée le 20 février 2025 montre des affiches portant les portraits des otages israéliens Shiri Bibas (C) et de ses deux enfants Ariel (G) et Kfir (D), détenus dans la bande de Gaza depuis l'attaque du 7 octobre 2023 par des militants du Hamas, installées sur une place devant le musée d'art de Tel-Aviv, le 21 janvier 2025. (AFP via Getty Images)
Von 21 février 2025

Le collectif israélien qui se bat pour la libération de tous les otages enlevés le 7-Octobre s’est dit « horrifié » vendredi par le fait que l’organisation terroriste Hamas n’a pas restitué l’otage Shiri Bibas en même temps que les corps de ses deux enfants.

« Nous sommes horrifiés et dévastés par la nouvelle indiquant que leur mère, Shiri, n’a pas été rendue, malgré l’accord » prévoyant que la dépouille de Shiri Bibas devait être restituée jeudi, a déclaré le Forum des familles d’otages dans un communiqué.

« Rage »

Le choc, parfois assorti de colère, prévaut vendredi en Israël, après l’annonce qu’un des corps remis la veille par le Hamas avec ceux des deux enfants Bibas, devenus des symboles de la tragédie des captifs à Gaza, n’était pas celui de leur mère, Shiri Bibas.

« C’est l’un des jours les plus tristes de ma vie », déclare à l’AFP Elisheva Flamm Oren, une assistante sociale de 66 ans. « Elle (Shiri Bibas) pourrait être une de mes filles. J’ai des filles de cet âge. J’ai des petits-enfants de cet âge », confie-t-elle.

Elle ajoute ressentir de la « rage » envers le Hamas, et de la « frustration » envers le gouvernement israélien pour ne pas avoir résolu la crise des otages enlevés à Gaza lors de l’attaque du mouvement islamiste palestinien du 7 octobre 2023.

Le Hamas avait affirmé que trois des quatre dépouilles qu’il a restituées jeudi à Israël, dans le cadre de la trêve en cours dans le territoire palestinien,  étaient celles de Shiri Bibas et de ses deux garçonnets, dont le père a été libéré de Gaza le 1er février.

Mais vendredi, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a déclaré que l’un des corps était celui d’une femme de Gaza et non de Shiri Bibas, imputant au Hamas une violation « cruelle » de l’accord de cessez-le-feu en vigueur à Gaza depuis le 19 janvier, après 15 mois de guerre.

« Ramener un autre corps et prétendre que c’est le sien, en faire une cérémonie, que je n’ai pas pu supporter, et découvrir que non, ce n’était pas elle…. », égrène Flamm Oren, que l’émotion empêche de terminer sa phrase.

« Mélangé par erreur »

Un responsable du Hamas a indiqué vendredi que le corps de l’otage censé être celui de Shiri Bibas rendu la veille à Israël pourrait avoir été « mélangé par erreur avec d’autres sous les décombres » dans la bande de Gaza. Ce responsable qui n’a pas souhaité être nommé, a ajouté que le mouvement islamiste palestinien enquêtait sur ces faits.



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