«J’ai toujours appris toute ma vie»: à 79 ans, cet avocat retraité obtient un CAP de menuisier

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Image d'illustration (ROMAIN LAFABREGUE/AFP via Getty Images)
Von 3 septembre 2022

Ébéniste amateur depuis toujours, Alain Geisz, avocat à la retraite, s’est lancé un sacré défi en passant son CAP de menuisier‑fabricant‑poseur à l’âge de 79 ans. Il a obtenu ce nouveau diplôme avec une moyenne générale de 14,43.

« Cela a toujours été ma philosophie : j’ai toujours appris toute ma vie », raconte Alain Geisz à L’Orne hebdo. « J’étais très intrigué de savoir si, à mon âge, on pouvait encore apprendre. »

C’est sa femme, Brigitte, qui est à l’origine de cette grande aventure menant l’ancien avocat du barreau d’Alençon (Orne) à reprendre ses études. Né en 1943, Alain Geisz a obtenu son premier diplôme en 1968, un Certificat d’aptitude à la profession d’avocat. « Mon premier CAP », s’amuse à dire le septuagénaire à la retraite depuis 2014.

En juin 2019, l’ébéniste amateur a été invité par un de ses amis aux portes ouvertes du Centre de formation des apprentis (CFA) d’Alençon. Par la suite, c’est Brigitte qui est allée se renseigner pour savoir s’il y avait une limite d’âge pour s’inscrire à la formation de menuisier. Comme il n’y en avait pas, elle a inscrit son mari, le mettant devant le fait accompli.

Au milieu des jeunes camarades

C’est ainsi que l’ « étudiant libre » a relevé le défi. Ces camarades bien plus jeunes l’ont aidé et encouragé.

« Dans la file de la cantine, certains élèves m’ont pris pour un prof et voulaient me laisser passer devant ! » se souvient l’avocat.

« Les apprentis sont tout aussi méritants que les bacheliers »

Après deux années d’études, il a passé les examens en juin 2022. Au milieu des épreuves, il a failli quitté la salle : « J’ai eu un moment de panique en pensant que je n’allais pas y arriver. »

Lorsque les résultats sont arrivés, il a découvert qu’il avait réussi son défi. Il a obtenu son CAP avec une moyenne générale de 14,43. L’expérience lui fait dire à présent que « les apprentis sont tout aussi méritants que les bacheliers ».

Maintenant le stress de la formation et des examens est derrière lui et le nouveau diplômé a un nouveau défi. « Ma difficulté, c’est que j’oublie vite désormais. Il me faut donc répéter et pratiquer sans cesse », reconnaît celui qui doit donc affiner au quotidien ses nouvelles connaissances dans son atelier.



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