« Je ne suis coupable de rien » : Claude Guéant jugé pour escroquerie de frais de campagne

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L'ancien ministre de l'Intérieur Claude Guéant. (Photo : THOMAS SAMSON/AFP/Getty Images)
Von 12 octobre 2022

Jugé pour escroquerie pendant deux jours au tribunal de Nanterre dans les Hauts-de-Seine, l’ancien ministre de l’Intérieur Claude Guéant a assuré mardi 11 octobre n’être « coupable de rien » dans ses frais de campagne législative de 2012.

À l’époque, l’homme incontournable de la présidence de Nicolas Sarkozy, âgé aujourd’hui de 77 ans, était candidat dans les Hauts-de-Seine.

Une campagne électorale se doit de respecter un plafond de dépenses. Dans ce cas, Claude Guéant ne devait pas dépasser la somme de près de 67.000 euros afin notamment de pouvoir obtenir le remboursement de son apport personnel de plus de 30.000 euros.

Mais pour l’accusation, M.Guéant a sciemment minoré ses éléments comptables et, in fine, a bénéficié d’un remboursement.

« Je ne suis coupable de rien »

Un courrier de quatre pages est au cœur de cette enquête. Dans cette lettre, envoyée le 3 janvier 2012, Pierre-Christophe Baguet, maire UMP (devenu LR depuis) de Boulogne-Billancourt et député sortant des Hauts-de-Seine, avait annoncé soutenir Claude Guéant pour lui succéder à l’Assemblée nationale. Il y avait joint la déclaration de candidature de ce dernier.

« Je ne suis coupable de rien », a déclaré M. Guéant, cheveux grisonnants, droit à la barre dans son costume foncé. « Je savais que M. Baguet allait faire une lettre » mais « je n’en connaissais pas la teneur », affirme celui qui encourt jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et 375.000 euros d’amende.

Un message personnel ?

« Cette lettre a d’abord un caractère personnel », a aussi assuré M. Baguet, qui a expliqué avoir voulu y détailler les raisons de son départ comme député dans un contexte familial « douloureux ».

Pourquoi y avoir joint la déclaration de candidature de Claude Guéant, en quatrième page ? « Avoir une quatrième de couverture vide, ça ne se fait pas », répond le maire, cheveux blancs et lunettes rondes.

L’accusation leur reproche d’avoir cherché à faire financer par Boulogne-Billancourt des dépenses de propagande électorale au soutien de la candidature de Claude Guéant.« Je ne suis coupable de rien », a déclaré l’ancien ministre de l’Intérieur.

L’UMP en a ensuite financé une partie. « Très vite, j’ai eu l’intuition que cette affaire était susceptible de poser des problèmes (…) et je ne voulais pas commencer ma campagne avec une polémique », justifie M. Guéant.

Le procès doit permettre d’établir la nature de cette lettre – démarche du maire ou caractère électoral ? -, ses conditions de réalisation – M. Guéant avait-il donné son accord ? – et son financement.

 7700 euros donnés illégalement

L’accusation soupçonne un financement minoré pour entrer dans les clous des dépenses de campagne : sur les quelque 12.800 euros du coût total de la lettre, seuls environ 5100 euros ont été réglés par l’UMP.

M. Guéant l’explique comme un calcul proportionnel au contenu le concernant dans cette lettre.

Mais pour l’accusation, il manquerait près de 7700 euros, qui auraient été donnés illégalement par un imprimeur, lui-même aurait été favorisé pour l’obtention de marchés de la part d’anciennes employées de la mairie de Boulogne-Billancourt, également jugées à Nanterre.

Les réquisitions sont donc attendues ce mercredi matin.



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