« Je suis pour raser le Sacré-Cœur » : les propos de Thomas Guénolé sur TPMP provoquent l’indignation

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La basilique du Sacré-Cœur à Montmartre, à Paris. (SAMEER AL-DOUMY/AFP via Getty Images)
Von 25 octobre 2024

En déclarant être favorable à ce que le Sacré-Cœur soit rasé, le politologue Thomas Guénolé a provoqué une vague d’indignation sur le plateau de TPMP ce mardi 22 octobre. Et la polémique n’a cessé d’enfler au fil des heures.

Sur le plateau de Cyril Hanouna, l’ancien LFI Thomas Guénolé a réagi à l’expulsion du club de boulistes de Montmartre par la mairie de Paris, qui veut que ce terrain soit réaménagé. L’occasion pour le politologue de s’en prendre à la basilique du Sacré-Cœur en soulignant son souhait de la voir rasée, étant donné que le monument a été, selon lui, « construit pour expier les péchés des communards de Paris ».

Une « mer** meringuée géante »

« Si on rase le Sacré-Cœur pour mettre l’hôtel à la place, moi je suis pour », a lancé Thomas Guénolé sur TPMP ce mardi, provoquant un « quelle horreur » de Cyril Hanouna. L’un des thèmes de l’émission portait sur l’évacuation par les forces de l’ordre ce lundi des boulistes du Clap – qui occupaient le terrain de pétanque jour et nuit depuis le 19 avril dernier – cet espace devant être confié pour douze ans à l’hôtel de standing mitoyen.

« Le Sacré-Cœur a été construit, entendez-moi bien, pour expier les péchés des communards de la Commune de Paris », a précisé l’ancien Insoumis, ajoutant que les communards « ont été fusillés comme des chiens le long du mur des fusillés et ils ont été déportés en Nouvelle-Calédonie à l’époque, en tant que bagnards ».

Le fondateur du Réseau de résistance à l’extrême droite (RRED) a encore qualifié la basilique de « mer** meringuée géante », qu’il trouve « détestable du point de vue architectural ». Il a ensuite indiqué qu’il serait ravi qu’on fasse de ce lieu, « au minimum », un « musée des communards ».

« Vous aimez insulter les catholiques en bon gauchiste »

Ces propos ont provoqué de nombreuses réactions parmi les personnes présentes sur le plateau de l’émission. « Mais quel fasciste, celui-là ! » s’est indigné Jean-Michel Maire. « On n’écrase pas l’Histoire en la niant. Il faut l’expliquer. Pourquoi vouloir raser ? » a également interrogé la journaliste Valérie Bénaïm.

« Il faut que vous arrêtiez Thomas, dans cette émission, d’insulter les gens. C’est à moi que vous reprochez de le faire mais c’est vous qui le faites, et en permanence », lui a signifié l’avocat Fabrice Di Vizio dès le lendemain, toujours dans TPMP. « Moi, j’ai reçu des trentaines de mails, des cinquantaines de mails en tant que catholiques qui se sont sentis offensés par votre propos », a-t-il poursuivi, visiblement agacé. « Ce que vous dites est historiquement faux », a encore martelé l’avocat, lui affirmant que le Sacré-Cœur n’avait pas été bâti en gage d’expiation des péchés des révolutionnaires de la Commune. « Vous aimez insulter les catholiques en bon gauchiste que vous êtes, vous aimez cracher sur l’Église », a conclu Fabrice Di Vizio excédé.

« Une erreur historique répétée et diffusée par maintes personnes »

« Non, la basilique de Montmartre n’a pas été érigée en expiation des victimes de la Commune. C’est là une erreur historique répétée et diffusée par maintes personnes », a certifié dans les colonnes du Figaro le journaliste et historien français Patrick Sbalchiero, expliquant que « le texte du Vœu national mettant en œuvre le futur chantier a été rédigé avant la Commune ».

L’abbé Raffray, professeur de philosophie et de théologie, s’est quant à lui fendu d’un tweet adressé à Thomas Guénolé dans lequel il a pointé « le totalitarisme de gauche dans ce qu’il a de plus caricatural, grotesque mais surtout dangereux ». « Détruire, détruire, détruire : rien d’autre n’a jamais intéressé ces idéologues. Depuis Robespierre jusqu’à Staline et Mao. On sait comment cela a fini », a-t-il ajouté sur X ce 22 octobre.

Renvoyant le prêtre « à la métaphore de la paille et de la poutre » dans l’évangile, l’ancien proche de Jean-Luc Mélenchon a renchérit : « S’il est un sujet sur lequel vous, prêtre catholique, ne devriez pas la ramener, c’est sur le bilan en nombre de morts et de destructions. Sans parler de la pédophilie. » Dans un ultime message, l’abbé a tranché : « Contrairement à vos amis de gauche qui l’ont défendue voire suscitée, l’Église catholique, à la suite du Christ, a constamment condamné la pédophilie. Conservez votre dignité et taisez-vous. »



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