Jean Castex entendu par la CJR dans l’enquête pour « prise illégale d’intérêts » visant Éric Dupond-Moretti
Le Premier ministre Jean Castex a été entendu en juin par les magistrats de la Cour de justice de la République (CJR) dans l’enquête pour « prise illégale d’intérêts » qui vise le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti, selon une une information du Canard enchaîné.
Le chef du gouvernement a été entendu le 7 juin comme témoin, ont confirmé le 29 juin Matignon et une source judiciaire. Selon le Canard enchaîné, le garde des Sceaux devrait être prochainement convoqué par les magistrats de la CJR, seule juridiction habilitée à juger des ministres pour des actes commis dans l’exercice de leurs fonctions, en vue d’une mise en examen.
Contacté par l’agence France Presse (AFP), l’entourage de M. Dupond-Moretti a dit n’avoir « aucune information, aucun commentaire » à faire sur une éventuelle convocation.
Ça commence mal pour le premier ministre Jean Castex qui a proposé comme ministre de la justice Éric Dupont-Moretti à Macron en disant que “c’est un homme formidable!” ??! On comprends quand il échappe pour recèle d’extorsion en bande organisée Dupont-Moretti formidable ?! pic.twitter.com/0lmWT8vJvR
— LIBERTÉ (@GaumontRene) July 8, 2020
L’affaire « Bismuth »
La CJR a ouvert en janvier une information judiciaire pour « prise illégale d’intérêts » après avoir reçu des plaintes déposées en décembre par trois syndicats (Union syndicale des magistrats, Syndicat de la magistrature, Unité magistrats SNM FO) et l’association Anticor sur de possibles conflits d’intérêts entre son action de ministre de la Justice et ses activités passées d’avocat, ce que le ministre conteste.
Au cœur des accusations figure l’enquête administrative ordonnée par le ministre en septembre sur trois magistrats du parquet national financier (PNF) qui avaient participé à une enquête préliminaire visant à identifier la taupe qui aurait informé Nicolas Sarkozy et son avocat Thierry Herzog qu’ils étaient sur écoute dans l’affaire dite « Bismuth ».
Des « méthodes de barbouzes »
Pendant ces investigations menées durant environ six ans, des facturations téléphoniques détaillées de plusieurs pénalistes, dont celles du futur ministre, avaient été examinées. Encore avocat, M. Dupond-Moretti avait dénoncé des « méthodes de barbouzes ».
Face à la polémique, une inspection générale diligentée par sa prédécesseure place Vendôme Nicole Belloubet avait globalement dédouané le PNF. Les syndicats reprochent également au ministre Dupond-Moretti d’avoir ouvert une autre enquête administrative sur le magistrat Édouard Levrault. Après la cessation de ses fonctions comme juge d’instruction à Monaco, ce dernier avait dénoncé des pressions dans ses enquêtes.
Avant de devenir ministre, M. Dupond-Moretti avait été l’avocat d’un policier mis en examen par ce magistrat et avait critiqué les méthodes du juge.
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