Jugée « pas assez handicapée », Léa retrouve enfin son allocation à vie après un recours

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Illustration. (Crédit photo Shutterstock)
Von 28 avril 2025

Amputée de la jambe droite au-dessus du genou, Léa Ligny, 24 ans, est également cardiaque de naissance. Malgré ces handicaps, la maison départementale des personnes handicapées de l’Eure avait décidé de lui couper son allocation aux adultes handicapés. Après avoir déposé un recours, la jeune femme a finalement obtenu gain de cause et elle va de nouveau percevoir cette aide.

C’est un immense soulagement pour Léa Ligny, dont la seule source de revenus était son allocation aux adultes handicapés (AAH). Celle-ci lui avait été supprimée par la maison départementale des personnes handicapées (MDPH) de l’Eure, qui a depuis révisé son jugement, comme nous l’apprend ici Normandie.

En mesure de travailler

La jeune femme, qui réside au Manoir-sur-Seine (Eure), avait déposé un recours administratif devant la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) de l’Eure, après avoir appris qu’elle serait privée de ses 1016,05 euros mensuels.

En effet, le 25 février dernier, la jeune femme avait reçu un courrier de la MDPH lui signifiant sa décision d’arrêter son versement de l’allocation, plaidant le fait qu’elle était en mesure de travailler « pour une durée supérieure ou égale à un mi-temps ».

« Elle est cardiaque de naissance, son cœur n’ira jamais bien »

La mère de Léa Ligny avait expliqué à nos confrères le 20 mars dernier que l’état de santé de sa fille ne pouvait pas s’améliorer. « Elle est cardiaque de naissance, son cœur n’ira jamais bien », avait-elle expliqué, ajoutant que la jeune fille n’a jamais pu trouver d’emploi « parce qu’elle est trop fatiguée ».

Après avoir déménagé dans l’Eure, Léa avait dû transférer son dossier de la MDPH de Seine-Maritime à celle de son nouveau département et elle avait alors déposé une nouvelle demande d’AAH.

En plus d’être une véritable « galère », ce changement avait entraîné une modification de son taux d’invalidité, qui était passé de « 80 % ou plus » à « supérieur ou égal à 50 % et inférieur à 80 % ». « J’ai toujours le même handicap, j’ai toujours autant de problèmes », avait alors pesté la jeune femme, soulignant que pour la MDPH, elle était considérée comme n’étant « pas assez handicapée ».

« Plus besoin de faire un dossier tous les cinq ans »

Heureusement, la CDAPH a depuis indiqué avoir « fait évoluer sa décision », comme l’a écrit la MDPH dans une notification datée de ce mardi 22 avril. La CDAPH « vous attribue une allocation aux adultes handicapés », est-il mentionné dans ce courrier, qui ajoute : « Votre taux d’incapacité est supérieur ou égal à 80 %. »

La MDPH de l’Eure stipule par ailleurs à la jeune femme que l’AAH va lui être versée du 1er février 2025 au 31 décembre 2099, soit à vie. Très heureuse d’apprendre une telle nouvelle, Léa Ligny a expliqué à nos confrères que désormais, elle n’aurait « plus besoin de faire un dossier tous les cinq ans », ce qui est « même mieux » pour elle. Elle a fait remarquer à juste titre que « de toute façon », son état n’allait pas changer « du jour au lendemain ».

Depuis, l’allocation de la jeune Euroise lui a de nouveau été versée et elle a pu régulariser ses factures impayées. Une situation des plus « compliquées » a ainsi été résolue. « On a su que c’était une erreur de m’avoir refusé l’AAH. Ça fait du bien », a confié Léa Ligny, qui espère désormais voir sa demande de prise en charge de sa prothèse de bain acceptée, car cela lui faciliterait grandement les choses au quotidien.



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