Kazakhstan: début du procès d’un défenseur des droits des minorités du Xinjiang
Le procès pour incitation à la haine raciale d’un militant kazakh qui a fait campagne dans son pays sur le sort des minorités de la région chinoise du Xinjiang, a commencé lundi au Kazakhstan.
Serikjan Bilash, figure populaire parmi les Kazakhs nés en Chine et rapatriés au Kazakhstan, avait été arrêté en mars et placé en résidence surveillée. La justice lui reproche une campagne destinée à sensibiliser l’opinion au sort des Kazakhs et d’autres populations musulmanes victimes de la répression chinoise au Xinjiang. Son procès, entamé lundi à Nur-Sultan, la capitale, a été transféré à un tribunal d’Almaty, la deuxième ville du pays d’Asie centrale, une décision saluée comme une « victoire partielle » par l’avocate du militant, qui souhaite ainsi se rapprocher de sa famille.
S’exprimant lors du procès, M. Bilash a dénoncé un « génocide » perpétré selon lui par Pékin au Xinjiang, accusant les autorités kazakhes de « travailler au service de l’expansion chinoise ». Son mouvement de défense des droits des minorités Ata-Jurt a été une source importante d’informations sur ce que Pékin présente comme des centres d’éducation mais que d’anciens détenus affirment être des camps de rééducation politique.
Quelque 1,5 million d’habitants d’ethnie kazakhe habiteraient au Xinjiang, une vaste région chinoise principalement peuplée de musulmans. Théâtre de violentes tensions interethniques et d’attentats meurtriers, la province a été placée ces dernières années sous haute surveillance policière.
L’incarcération de milliers de personnes d’origine kazakhe au Xinjiang est un sujet délicat entre les deux pays, alors que le Kazakhstan est un allié de la Chine et que son économie dépend fortement de Pékin. Les autorités kazakhes ont assuré l’année dernière que ses efforts diplomatiques auprès de la Chine a permis la libération de quelque 2.500 Kazakhs ethniques et leur émigration vers le Kazakhstan.
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