L214 amène des cadavres de porcelets devant un Leclerc parisien pour protester contre les conditions d’élevage
Une vingtaine de militants de l’association de défense des animaux L214 se sont postés jeudi devant un magasin E. Leclerc du XIXe arrondissement de Paris en exposant des cadavres de porcelets pour protester contre les conditions d’élevage dans des établissements fournissant le distributeur.
Deux enquêtes ont été ouvertes en Bretagne mi-mars après le dépôt de plaintes de L214 pour maltraitance animale dans huit élevages porcins à la suite d’une enquête menée par l’association.
Les photos et vidéos alors diffusées montrent notamment des cadavres de porcelets en état de décomposition avancée, abandonnés au milieu des animaux.

Des militants de l’association de défense des animaux L214 devant un supermarché E.Leclerc dans le 19e arrondissement de Paris, le 10 avril 2025. (ELSA RANCEL/AFP via Getty Images)
Ambre Bernard, chargée de campagne contre l’élevage intensif, dénonce aussi la coupe systématique des queues des porcelets sans anesthésie, le meulage systématique de leurs dents mais aussi le « claquage » au sol ou au mur utilisé pour tuer les porcelets jugés « non économiquement viables ». Ces procédés sont autorisés seulement en dernier recours et s’ils ne sont pas systématiques.
Kermené, filiale de l’enseigne E.Leclerc spécialisée dans la transformation de produits carnés, avait indiqué « vérifier ces informations afin de prendre toutes les mesures nécessaires », y compris l’arrêt de la collaboration avec les éleveurs concernés si ces faits « inacceptables » sont « avérés ».

Une militante de l’association de défense des animaux L214 tient un porcelet mort devant un supermarché E.Leclerc à Paris, le 10 avril 2025. (ELSA RANCEL/AFP via Getty Images)
L214 a depuis mené plusieurs actions devant des magasins E. Leclerc partout en France mais avec seulement tractage et collage d’autocollants. Celle de jeudi a été « la plus difficile » pour les militants, qui se sont relayés pour porter les cadavres sur des morceaux de caillebotis en plastique, sur lesquels évoluent les cochons dans les élevages, affirme Ambre Bernard.
« Je suis carnivore, je mange de la viande mais il y a des façons de traiter les animaux, ils ont le droit d’être bien traités », déclare à l’AFP Mélanie, cliente de 36 ans qui n’a pas souhaité donner son nom. « Touchée » par la vision des cadavres de porcelets, elle a signé la pétition que les militants ont présentée devant le magasin, après s’être assurée que celle-ci ne visait pas à « interdire » la viande.
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