La Défense : un chauffeur « choqué » après l’attaque de son bus à coups de barre de fer

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(KENZO TRIBOUILLARD/AFP via Getty Images)
Von 10 juin 2025

À La Défense (Hauts-de-Seine), un bus de la ligne 178 a été pris pour cible dans la nuit de vendredi à samedi. Les auteurs de cet acte étaient armés de barres de fer et de battes de base-ball. Aucun passager ne se trouvait à bord.

À Puteaux, dans le quartier de La Défense, deux jeunes hommes ont endommagé un bus de la ligne 178. Les faits se sont produits samedi vers 2 heures du matin. Les auteurs ont tenté de monter à bord alors que le chauffeur avait terminé son service et quittait le terminus, rapporte Le Parisien.

« Et s’il était descendu ? Il aurait été sanctionné »

« Trop c’est trop », s’est agacé sur X Amhed Berrahal, le représentant CGT également élu à la commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) de la RATP, mentionnant que le pare-brise a été explosé et le pare-chocs détruit. « Et s’il était descendu ? Il aurait été sanctionné. Comme JC Colombo de Keolis », a-t-il ajouté, faisant référence à ce conducteur de bus pour le réseau TBM à Bordeaux qui a été victime d’une agression le 7 mai dernier avant d’être convoqué par sa direction à un entretien préalable pour un supposé manquement aux consignes de sécurité.

Ne pouvant monter à bord du bus de la ligne 178, le machiniste ayant terminé son service, les deux individus, mécontents, se sont alors « défoulés » sur le véhicule « dont ils ont cassé le pare-brise », a indiqué Ahmed Berrahal, comme le relate le quotidien francilien. « Le chauffeur, lui, n’est pas descendu, et il n’est donc pas blessé. Mais il est en revanche choqué », a-t-il encore fait remarquer. Suite à cette violente agression, il a été « pris en charge » par une voiture de la régie.

« Ce n’est pas de caméras dont on a besoin dans les bus, ce sont de moyens humains »

Les agresseurs ont quant à eux pris la fuite « avant l’arrivée de la police », a indiqué la RATP qui a annoncé vouloir déposer une plainte. Elle condamne par ailleurs « avec la plus grande fermeté cet acte de violence inacceptable ».

Selon Ahmed Berrahal, les machinistes sont victimes d’agressions au quotidien, avec pas moins de 1400 incidents recensés en 2024. Constatant les changements qui se sont opérés au fil des ans il a déclaré : « La violence a toujours plus ou moins existé mais il y a quelques années, on était juste l’objet d’insultes » « Aujourd’hui, on nous crache au visage, on nous met des baffes, on nous asperge de lacrymo. Ce n’est pas de caméras dont on a besoin dans les bus, ce sont de moyens humains », a-t-il conclu, tentant de lancer un signal d’alarme face à une situation devenue intenable.



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