La Grèce va mieux

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Un touriste marche sous un drapeau grec au centre d'Athènes. (ELEFTHERIOS ELIS/AFP/Getty Images)
Von 23 septembre 2017

L’économie grecque « va mieux » mais la priorité doit être désormais donnée à « la stabilité économique et politique » et « à l’avancement des réformes », estime Jeroen Dijsselbloem, président de l’Eurogroupe, dans un entretien publié samedi par le quotidien grec Ta Nea.

La Grèce « doit réaliser d’ici à la fin du programme en août 2018 les réformes » réclamées par ses créanciers, insiste le chef des ministres des Finances de la zone euro, dans cette interview en prélude à sa visite lundi à Athènes.

L’épineuse question de « soutenabilité de la dette publique grecque (à 179% du PIB) sera étudiée à la fin du programme, si la Grèce respecte ses engagements (la réalisation des réformes ndrl) », souligne M. Dijsselbloem.

Le président de l’Eurogroupe doit se rendre à Athènes lundi pour participer à une conférence du magazine The Economist sur le thème « How fast can we grow? ».

À l’occasion de cette visite, M. Dijsselbloem s’entretiendra avec le président de la République hellénique Prokopis Pavlopoulos, le Premier ministre Alexis Tsipras, le ministre des Finances Eucleide Tsakalotos et son adjoint George Chouliarakis. Ce dernier participe également à la conférence de The Economist aux côtés de Jack Lew, ancien secrétaire au Trésor des États-Unis.

« Le but de la visite (du président de l’Eurogroupe à Athènes) est de faire le point sur le programme d’ajustement macroéconomique de la Grèce, ainsi que sur les perspectives du pays en vue d’assurer la réussite de la sortie du programme », indique le site du Conseil de l’Union européenne.

La première visite du Jeroen Dijsselbloem à Athènes juste après l’arrivée de la gauche au pouvoir, en janvier 2015, a été marquée par sa confrontation avec le ministre grec des Finances à l’époque, Yanis Varoufakis, une personnalité politique controversée, connue surtout pour ses vives critiques contre l’institution de l’Eurogroupe, qui selon lui manque de légitimité et d’ouverture.

Contesté par la gauche Syriza d’Alexis Tsipras, Yanis Varoufakis a été contraint de démissionner en juillet 2015, une semaine avant la signature du nouveau prêt à la Grèce.

Son successeur Eucleide Tsakalotos, un homme de gauche et négociateur modéré, a su au cours de ces dernières années rassurer ses partenaires européens et rétablir les relations entre la Grèce et la zone euro.



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