La Ligue de Défense Noire Africaine et la maison d’édition Nawa dissoutes, annonce Gérald Darmanin
La Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA), qualifiée d’organisation « raciste » par le ministre de l’Intérieur après des tensions à Val-de-Reuil dans l’Eure, a été dissoute mercredi en conseil des ministres, a annoncé sur Twitter Gérald Darmanin.
Par ailleurs, la maison d’édition « Nawa » basée en Ariège a été également dissoute en conseil des ministres, en raison notamment de la diffusion de « plusieurs ouvrages légitimant le djihad », selon le ministère de l’Intérieur.
L’association, dont le nom complet est « Nawa Centre d’études orientales et de traduction » est une « maison d’édition associative », a-t-on détaillé de source ministérielle. Elle avait été déclarée en sous-préfecture de Pamiers en 2008. Elle se présente sur son site internet comme une maison d’édition ayant « la volonté de valoriser les sciences humaines et politiques issues de l’héritage musulman ».
La Ligue de Défense Noire Africaine a été dissoute ce matin en conseil des ministres, conformément aux instructions du Président de la République.
Comme le détaille le décret que j’ai présenté, ce groupement de fait appelait à la haine et à la discrimination. A lire : pic.twitter.com/ikLU4bIR5g— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) September 29, 2021
« Actions ‘coup-de-poing' »
Selon le décret de dissolution, la LDNA « diffuse une idéologie appelant à la haine, à la discrimination et à la violence en raison de l’origine, de l’orientation sexuelle » et est « impliquée de manière récurrente dans l’organisation d’actions ‘coup-de-poing’ isolées ou à l’occasion de manifestations commettant ou appelant à commettre des agissements violents ».
Début septembre, après des « actions » violentes à Val-de-Reuil (Eure), le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin avait engagé sa dissolution. « J’ai décidé de lancer la procédure engageant la dissolution de la Ligue de Défense Noire Africaine. Les discours de cette structure raciste appellent à la haine et à la discrimination », avait-il indiqué.
La LDNA se définit sur les réseaux sociaux comme un « mouvement révolutionnaire pour la défense des droits des Afrodescendants et des Africains ». Près de 300.000 personnes sont abonnées à sa page Facebook. Son président et fondateur se présente sur son compte Twitter comme un « activiste politique, résistant Pan-Africain, combattant de la liberté, révolutionnaire ».
Plusieurs politiques, dont des membres du Rassemblement national, demandaient la dissolution de l’association, notamment depuis une manifestation organisée contre les violences policières en juin 2020 devant l’ambassade des États-Unis. Selon le ministre, « ses actions » ont causé des « troubles à l’ordre public » comme à Val-de-Reuil (Eure), où l’organisation avait appelé à manifester contre le maire socialiste de la ville, Marc-Antoine Jamet, après une semaine de tensions, ayant pour origine une rixe entre deux enfants le 5 septembre.
Dix autres associations dans le viseur
M. Darmanin avait demandé mi-septembre la dissolution de la LDNA, en argumentant que « sa ligne éditoriale est clairement anti-universaliste et en contestation directe des valeurs occidentales. Elle a diffusé plusieurs ouvrages légitimant le djihad », avait précisé l’entourage du ministre.
« Dans l’année qui vient, dix autres associations vont faire l’objet d’une procédure de dissolution, dont quatre dès le mois prochain », a-t-il également fait savoir. Parmi elles, « une structure censée lutter contre ‘l’islamophobie’ dans le Rhône, une association salafiste dans l’Est, une autre qui verse dans le pseudo-humanitaire », a précisé M. Darmanin.
Dissolution du CCIF
Le 24 septembre, le Conseil d’État a validé la dissolution par le gouvernement du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et de Baraka City, intervenues fin 2020 après l’assassinat du professeur Samuel Paty par un jeune islamiste.
Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs dit avoir demandé aux préfets d’interdire « toute conversion de titre de séjour d’un imam détaché » par un État étranger. Enfin, le « contrat d’engagement républicain », prévu dans la loi « séparatisme » et qui conditionne l’octroi de subventions publiques aux associations au respect des valeurs républicaines, « entrera en vigueur en janvier 2022 », a indiqué M. Darmanin.
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