La livre turque au plus bas sur fonds de tension avec les USA

Titelbild
La monnaie turque a perdu plus de 1% de sa valeur dans la matinée, s'échangeant à 3,97 livres contre le billet vert un peu avant 07H00 GMT, un nouveau record à la baisse, avant de se redresser très légèrement à 3,96 à 08H00 GMT. (Chris McGrath/Getty Images)
Von 21 novembre 2017

La livre turque a atteint mardi un plus bas historique sur les marchés de change, sur fond de tensions avec les États-Unis liées à l’imminent procès d’un homme d’affaires et d’un banquier turcs à New York.

La monnaie turque a perdu plus de 1% de sa valeur dans la matinée, s’échangeant à 3,97 livres contre le billet vert un peu avant 07H00 GMT, un nouveau record à la baisse, avant de se redresser très légèrement à 3,96 à 08H00 GMT.

Pour tenter d’endiguer cette dégringolade, la Banque centrale a décidé de réduire à zéro la limite d’emprunts des banques sur le marché interbancaire pour les transactions au jour le jour à partir de mercredi ainsi que l’augmentation des facilités de liquidités au jour le jour.

Les tensions entre Washington et Ankara, déjà vives, sont montées d’un cran ces derniers jours avec l’approche du procès, qui doit s’ouvrir début décembre, de Reza Zarrab, un homme d’affaires turco-iranien arrêté l’an dernier aux États-Unis. Il est accusé, avec un banquier turc, Mehmet Hakan Atilla, d’avoir violé l’embargo américain contre l’Iran.

Ce procès fait craindre un éventuel impact sur le secteur bancaire turc, notamment sur la banque publique Halkbank où M. Atilla occupait au moment de son arrestation aux États-Unis les fonctions de directeur général adjoint en charge de la gestion bancaire internationale.

Si l’économie turque enregistre un taux de croissance supérieur à 5%, selon les chiffres officiels, l’inflation frôle les 12% et la livre turque ne cesse de perdre de sa valeur depuis plusieurs mois.

Le président Recep Tayyip Erdogan s’est emporté contre la Banque centrale vendredi, la pressant de baisser ses taux afin d’encourager les emprunts dans l’espoir de soutenir la croissance par la consommation et les investissements, alors que le pays est déjà plongé dans une atmosphère électorale à deux ans d’élections importantes, municipales, présidentielles et législatives.

R.B avec AFP



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion