La marine polonaise repousse un navire de la « flotte fantôme » russe aperçu près d’un câble électrique de la mer Baltique

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Le président ukrainien Volodymyr Zelensky (à dr.) et le Premier ministre polonais Donald Tusk se soutiennent mutuellement à la fin de leur conférence de presse à Lviv, le 17 décembre 2024. (Yuriy Dyachyshyn/AFP via Getty Images)
Von 23 mai 2025

La marine polonaise a été appelée à intervenir lorsqu’un navire – appartenant à la « flotte fantôme » de Moscou – a été repéré dans des circonstances suspectes près d’un câble de transport d’électricité de la mer Baltique reliant la Pologne et la Suède, a fait savoir mercredi le Premier ministre polonais, Donald Tusk.

M. Tusk a écrit sur X : « Un navire russe de la ‘flotte fantôme’ visée par les sanctions a effectué des manœuvres suspectes à proximité du câble électrique reliant la Pologne à la Suède. »

« Après l’intervention efficace de nos militaires, le navire s’est rendu dans l’un des ports russes. L’ORP Heweliusz se rend sur place. »

L’ORP Heweliusz est un navire de surveillance de la marine polonaise de la classe Projekt 874, en service depuis le début des années 1980.

La « flotte fantôme » est le terme utilisé par les alliés de l’Ukraine pour désigner les navires utilisés par Moscou pour le transport de pétrole, d’armes et de céréales en violation des sanctions.

Le ministre polonais de la Défense, Wladyslaw Kosiniak-Kamysz, a indiqué par la suite qu’un avion de la patrouille navale était entré en contact avec le navire mardi, qui a ensuite quitté les eaux polonaises à destination d’un port russe.

Le commandant de la branche des forces maritime polonaises, le vice-amiral Krzysztof Jaworski, a confirmé que le pétrolier en question se nommait Sun et qu’il naviguait sous le pavillon d’Antigua.

Par le passé, Moscou a nié son implication dans le sabotage sous-marin en mer Baltique, affirmant que l’Occident utilisait ces allégations pour entraver les exportations de pétrole russe.

Le câble sous-marin SwePol Link, d’une puissance de 600 mégawatts, s’étend sur environ 250 kilomètres et relie la côte suédoise près de Karlshamn à Ustka, au nord de la Pologne, permettant ainsi aux deux réseaux de s’appuyer sur des approvisionnements transfrontaliers.

Un porte-parole de l’opérateur polonais PSE a informé que le câble fonctionnait et que les données montraient que plus de 600 mégawatts étaient acheminés vers la Suède par le câble à 11 h 30 GMT.

« Voilà qui montre à quel point l’époque que nous vivons est dangereuse, et combien la situation dans la mer Baltique est préoccupante », a déclaré Mme Kosiniak-Kamysz lors d’une conférence de presse à Varsovie.

« Depuis que la Suède et la Finlande ont rejoint l’Alliance de l’Atlantique Nord, la mer Baltique est devenue une zone maritime clé, où se produisent le plus grand nombre d’incidents, les incidents les plus courants étant des ruptures de câbles […] et des actes de sabotage. »

Mme Kosiniak-Kamysz a promis une « réponse ferme » de la Pologne et de l’OTAN à toute attaque contre les infrastructures de la mer Baltique.

Les autorités suédoises et russes n’ont pas encore commenté l’incident.

Les relations russo-polonaises sont déjà tendues, la Pologne ayant fermé au début du mois le consulat russe dans la ville touristique de Cracovie après avoir accusé Moscou d’être à l’origine d’un incendie criminel dans un centre commercial de Varsovie en 2024.

La Pologne affirme avoir été la cible de sabotages dans le cadre de ce qu’elle considère comme une « guerre hybride » menée par la Russie pour déstabiliser les pays qui soutiennent l’Ukraine.

La Russie nie avoir participé à de telles attaques.

La nouvelle de l’activité potentielle de la « flotte fantôme » dans la mer Baltique survient juste un jour après que l’Union européenne et la Grande-Bretagne ont annoncé une nouvelle salve de sanctions contre la Russie, dont certaines visent spécifiquement sa flottille illicite.

Le Royaume-Uni a également imposé des sanctions à 18 navires soupçonnés de faire partie de la flotte, que Moscou aurait utilisée pour contourner les restrictions à l’exportation de pétrole, tandis que l’UE a annoncé des restrictions sur près de 200 navires.

L’OTAN a renforcé la sécurité dans la région après une série d’incidents qui ont endommagé des câbles électriques, des liaisons de télécommunications et des gazoducs depuis que la Russie a envahi l’Ukraine en 2022.

Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a déclaré le 14 janvier qu’une opération militaire renforcée, qu’il a appelée « Baltic Sentry », impliquant une série de moyens – notamment des frégates, des avions de patrouille maritime, du personnel militaire et une petite flotte de drones navals – répondra à des « actes déstabilisateurs ».

Au début de cette année, plusieurs navires ont été saisis par les autorités des pays de la Baltique et de la Scandinavie, soupçonnés de mener des actes de sabotage dans la région.

Avec Reuters



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