La Patrouille de France, du grand spectacle à l’ADN militaire
Tonneaux, piqués et croisements ponctués de panaches de fumées bleu-blanc-rouge: la Patrouille de France s’apprête à démarrer ce week-end sa saison de meetings aériens. Un show vertigineux destiné à divertir mais aussi à exposer le savoir-faire des pilotes de l’armée de l’Air en opérations.
Après six mois d’intense entraînement hivernal, les huit pilotes de la prestigieuse formation acrobatique française ont exécuté mardi leur nouvelle démonstration dans le ciel de Salon-de-Provence (sud-est), sous l’œil attentif du chef d’état-major de l’armée de l’Air, le général Philippe Lavigne.
« Aujourd’hui c’est la validation de tous les programmes des ambassadeurs de l’armée de l’Air: la Patrouille de France, le Rafale, l’équipe de voltige, les parachutistes… », commente-t-il, les yeux rivés sur les huit Alphajet en formation serrée. « A partir du week-end prochain, ils seront sur les meetings ».
Oubliée, l’erreur de couleur de fumigène le 14 juillet dernier lors de son passage au-dessus des Champs-Elysées. La « PAF » est fin prête à éblouir le grand public tout au long de l’été. Parmi les moments forts de la saison, la Patrouille de France tiendra la vedette lors du salon aéronautique du Bourget, du 17 au 23 juin. La tournée compte aussi plusieurs escales à l’étranger: Royaume-Uni, Italie, Maroc, République Tchèque et Grèce.
Le spectacle de 25 minutes, d’une redoutable précision, permet du même coup de montrer les capacités opérationnelles des pilotes de chasse français. « Avec cette démonstration, on montre toute la militarité de l’armée de l’Air. Ce ne sont pas que des acrobaties, ce sont des manœuvres que le pilote de combat exécute en opération », au-dessus du territoire national, dans le ciel syrien ou aux confins du Sahel, fait valoir le général Lavigne.
Dans la petite équipe triée sur le volet, « on est tous des pilotes de chasse, pas des chorégraphes du ciel », renchérit Clément Racine, nouveau leader de la Patrouille de France, vêtu de l’emblématique combinaison bleu ciel. « On a tous effectué de nombreuses opérations extérieures. Quand on arrive à la Patrouille de France, c’est cet ADN de guerrier qu’on amène pour montrer aux Français ce que savent faire les aviateurs », explique ce pilote spécialisé dans la défense aérienne, 2.600 heures de vol au compteur.
« Certaines figures de voltige que vous voyez sont ni plus ni moins que des figures offensives et défensives qu’on apprend en combat aérien », affirme-t-il, tout juste sorti de son Alphajet au fuselage tricolore. « Ce qu’on aime bien faire, c’est surprendre le public en arrivant par-derrière avec les fumées tricolores. Or ces passages s’apparentent au show of force (vol à très basse altitude,) qu’on réalise en opérations pour faire peur à l’ennemi et le faire fuir avant d’utiliser l’armement », détaille l’aviateur, déployé par le passé à Djibouti et dans les pays baltes.
Autre exemple, « quand les avions de la PAF font des barriques, ce sont des manœuvres de combat aérien pour pouvoir se placer derrière un appareil ennemi et effectuer un tir », explique le général Lavigne. Comme de tradition, les pilotes de la Patrouille de France achèvent leur spectacle sur une touche émotion: un cœur géant tracé au fumigène dans le ciel, coupé par une flèche. Une séquence dédiée aux aviateurs français morts ou blessés en opérations.
D.C avec AFP
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