La performance des exploitants de RER n’est «pas satisfaisante», épingle la Cour des comptes

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(Photo AURORE MESENGE/AFP via Getty Images)
Von 18 octobre 2023

La Cour des comptes a estimé mercredi dans un rapport que les performances des exploitants du RER en Île-de-France — la RATP et la SNCF — étaient « peu satisfaisantes », appelant à plus de contrôles, d’investissements et à un changement d’organisation sur la ligne B.

« C’est un bilan clairement en demi-teinte », a résumé à la presse le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici, affirmant que les performances des exploitants « n’étaient pas satisfaisantes » et « restaient en deçà des objectifs ».

« Les lignes B et D, qui cumulent un fort trafic, un taux de ponctualité médiocre et une hausse prévisible de la fréquentation, sont les plus préoccupantes », a-t-il affirmé, épargnant la ligne A, « qui a bénéficié de nombreux investissements ». Ces deux lignes sont « saturées », leur capacité « plafonne », alors que « leur trafic augmente de 2% par an depuis 2010 », décrit le rapport.

L’exploitation « inadaptée »

L’exploitation conjointe de la ligne B par la RATP et la SNCF est, en particulier, « inadaptée », « trop complexe, voire illisible », selon le rapport. La Cour des comptes plaide pour « une organisation nouvelle, adaptée à une logique de ligne », « sans attendre l’ouverture à la concurrence en 2040 ».

Globalement, « le RER souffre d’un sous-investissement certain, caractérisé par des retards et un effort d’entretien insuffisant des infrastructures », affirme M. Moscovici. Face à certaines rames datant des années 1980 ou des caténaires centenaires « presque sans roues », c’est une « nécessité, voire une urgence » pour Île-de-France Mobilités (IDFM), l’autorité organisatrice des transports, et ses opérateurs « d’investir conjointement », a-t-il ajouté.

Satisfaction modeste

Pierre Moscovici a en particulier pointé du doigt l’absence de « responsabilité directe » de SNCF Réseau dans l’entretien des infrastructures, qui crée une « asymétrie flagrante » avec la RATP. Pour y remédier, il préconise d’associer « contractuellement » cette entité indépendante de la SNCF à IDFM, via une forme d’intéressement financier.

En outre, la Cour des comptes conseille de mettre en œuvre une « stratégie d’audit des opérateurs » et demande que la méthode des enquêtes de satisfaction qu’ils doivent réaliser chaque année — conditionnant une partie de leur bonus-malus — soit revue.

En effet, après avoir elle-même interrogé 4000 voyageurs réguliers, la Cour s’est aperçue que les taux de satisfaction étaient « plus modestes » que dans ces enquêtes, où les opérateurs n’accordaient pas assez de poids à la ponctualité et la fréquence des trains. « Évidemment, ce changement de méthodologie aura un impact sur les bonus malus », souligne M. Moscovici.



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