« La question du maintien d’Éric Dupond-Moretti au gouvernement mérite d’être posée », selon Anticor
« La question du maintien au gouvernement » d’Eric Dupond-Moretti, mis en examen vendredi pour prise illégale d’intérêts « mérite d’être posée », estime l’association anticorruption Anticor qui avait déposé plainte à l’automne contre le garde des Sceaux devant la Cour de justice de la République (CJR).
« L’infraction de prise illégale d’intérêts visée par la Cour de justice est très grave dès lors qu’elle implique que des intérêts personnels du ministre auraient guidé l’action du ministère et non les intérêts de la Nation », a réagi Élise Van Beneden, présidente d’Anticor.
Le garde des Sceaux a été mis en examen vendredi pour « prise illégale d’intérêts » à l’issue d’un interrogatoire de près de six heures à la CJR. Il est soupçonné d’avoir profité de sa fonction de ministre pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat, ce qu’il réfute.
« Dans un contexte d’abstentionnisme massif, il appartient au gouvernement de prendre la mesure de l’impact d’une telle mise en examen sur la confiance que les citoyens placent dans son action. Ainsi, la question du maintien de M. Dupond-Moretti au gouvernement mérite d’être posée », affirme Mme Van Beneden.
La qualification retenue par les plaignants est la « prise illégale d’intérêts », « se traduisant par le fait, pour une autorité publique, de prendre un intérêt dans une opération dont il a la surveillance » Jérôme Karsenti, avocat d’Anticor https://t.co/uQRLGBU0KU
— Anticor (@anticor_org) July 16, 2021
Création d’un déontologue du gouvernement en vue
L’association anticorruption avait déposé plainte, tout comme trois syndicats de magistrats, contre le ministre de la Justice devant la CJR, dénonçant des conflits d’intérêts avec ses anciennes activités d’avocat dans deux dossiers. Ces plaintes avaient abouti à l’ouverture d’une information judiciaire en janvier par la CJR, seule habilitée à poursuivre des membres du gouvernement pour des infractions commises dans l’exercice de leur fonction.
Pour Élise Van Beneden, « compte-tenu des nombreuses mises en cause actuelles de ministres, la création d’un déontologue du gouvernement apparait essentielle ».
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion