La revue Marianne s’en prend à deux fiertés françaises: LVMH a créé 196.000 emplois et l’Oréal 85.000 emplois

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Le patron de LVMH Bernard Arnault. (STEFANO RELLANDINI/AFP via Getty Images)
Von , 15 avril 2023

Un article de Marianne rappelle que Bernard Arnault et Françoise Bettencourt Meyers (soit l’homme et la femme les plus riches du monde) pèsent au total 267 milliards d’euros.

L’auteur de l’article, Franck Dedieu, se livre alors à un petit jeu de l’esprit. Que représenterait leur fortune commune s’ils décidaient de se marier l’un avec l’autre ? Une bague en diamant de 4,3 tonnes, le PIB de la Roumanie, la facture d’électricité des Français pendant cinq ans et demi, etc.

Quant à savoir par exemple combien d’emplois ont été créés par les entreprises qu’ils président ou dirigent, l’auteur de l’article n’en dit rien… Rappelons donc ici quelques faits : en 2022, le groupe LVMH a créé pas moins de 15.000 emplois en France, ce qui en fait le premier groupe recruteur sur le plan national ! Le patron de LVMH a également investi cette année-là 5 milliards d’euros pour ouvrir ou rénover des ateliers en France. LVMH en France, c’est ainsi 100 ateliers de production et 500 boutiques. Qui plus est, un emploi créé chez LVMH se traduit par quatre emplois créés au sein des fournisseurs du groupe.

Quant à Françoise Bettencourt Meyers, membre du comité de direction de L’Oréal, elle est certes l’héritière de Liliane Bettencourt, sa mère. Mais il faut savoir que L’Oréal en France, c’est plus de 2500 collaborateurs, 11 usines de fabrication, 8 centres de recherche, 8 centrales de distribution et 6 campus. C’est aussi chaque année 25.000 emplois créés dans le monde pour les jeunes de moins de 30 ans – dans le cadre de son programme L’Oréal for Youth, créé en 2021. En 2021, L’Oréal comportait 85.000 employés de par le monde, des effectifs en progression depuis 2012.

On ne saurait donc donner totalement raison à l’auteur de l’article, au vu de ce qui précède, lorsqu’il écrit que les grands patrons français « plantent avec un zèle inouï leur pavillon sur tous les continents », contrairement à leurs homologues allemands qui favoriseraient plutôt les investissements sur le territoire national. LVMH et L’Oréal bénéficient pleinement, certes, de la mondialisation (qui est une chance pour le savoir-faire français !), mais ces groupes n’en continuent pas moins d’être très présents en France. La question que Marianne oublie ici de poser est : pourquoi ne restent-ils pas davantage en France ? Les niveaux de taxation et de réglementation – qui détruisent les incitations productives – n’y seraient-ils pas pour quelque-chose ? Silence…

Article écrit par Matthieu Creson. Publié avec l’aimable autorisation de l’IREF.

L’IREF est un « think tank » libéral et européen fondé en 2002 par des membres de la société civile issus de milieux académiques et professionnels dans le but de développer la recherche indépendante sur des sujets économiques et fiscaux. L’institut est indépendant de tout parti ou organisation politique. Il refuse le financement public.



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