La Thaïlande et le Cambodge conviennent d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel, selon le Premier ministre malaisien
Les dirigeants de la Thaïlande et du Cambodge ont convenu, lundi, d’un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel » à partir de minuit, a déclaré le Premier ministre malaisien, Anwar Ibrahim.
Le Premier ministre cambodgien, Hun Manet, et le Premier ministre thaïlandais par intérim, Phumtham Wechayachai, ont convenu d’une trêve après des entretiens à la résidence officielle du Premier ministre malaisien, qui préside actuellement l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est.
Hun Manet et Phuntam Wechayachai ont salué l’accord et se sont serré la main à l’issue d’une brève conférence de presse. L’annonce a été faite environ six heures avant minuit en Thaïlande et au Cambodge.
Les tensions se sont intensifiées entre les deux pays voisins d’Asie du Sud-Est à la fin du mois de mai, lorsqu’un soldat cambodgien a été tué lors d’un bref échange de coups de feu dans une zone contestée sur leur frontière de 820 kilomètres.
Le 23 juillet, plusieurs soldats thaïlandais ont été blessés par une mine terrestre cambodgienne à la frontière.
Le lendemain, onze personnes ont été tuées lorsque les forces armées des deux pays ont échangé des tirs lors d’affrontements le long de la frontière.
Le 25 juillet, la Thaïlande a annoncé que 58.000 personnes avaient fui leur foyer dans plusieurs provinces. M. Anwar a appelé les deux parties à rechercher un « dialogue pacifique et une solution diplomatique ».
Le président américain, Donald Trump, a écrit dans un message publié le 26 juillet sur Truth Social qu’il avait parlé aux dirigeants de la Thaïlande et du Cambodge et suggéré qu’il arrêterait les négociations commerciales avec les deux pays s’ils ne cessaient pas les combats.
Hun Manet a déclaré le 27 juillet que son pays rechercherait un « cessez-le-feu immédiat et inconditionnel » et les deux pays ont accepté de participer à des pourparlers en Malaisie.
Au moins 35 personnes ont été tuées dans le conflit et plus de 260.000 personnes ont été évacuées de leurs maisons des deux côtés de la frontière.
Le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, a déclaré dimanche soir qu’il suivait la situation de près. « Nous souhaitons que ce conflit prenne fin au plus vite », a-t-il ajouté.
La Thaïlande a fermé tous les postes frontières avec le Cambodge, à l’exception faite des travailleurs cambodgiens rentrant chez eux.
Avant de quitter Bangkok pour les pourparlers, M. Phumtham a déclaré aux journalistes que des représentants des États-Unis et de la Chine assisteraient aux pourparlers en tant qu’observateurs.
La Thaïlande est l’un des 19 principaux alliés non membres de l’OTAN désignés par les États-Unis. Parmi les autres pays de la région figurent le Japon, les Philippines et la Corée du Sud.
Le Cambodge est l’un des plus proches alliés de Pékin dans la région. En avril, le Parti communiste chinois (PCC) a inauguré sa base navale modernisée de Ream, au Cambodge, suffisamment grande pour accueillir un porte-avions.
La Thaïlande et le Cambodge se disputent depuis longtemps leur frontière, une grande partie des tensions provenant d’une carte dessinée en 1907, lorsque le Cambodge était sous domination coloniale française.

Des soldats de l’armée royale thaïlandaise sont photographiés à bord de véhicules blindés sur une route de la province de Chachoengsao, le 24 juillet 2025. (LILLIAN SUWANRUMPHA/AFP via Getty Images)
Lorsque le conflit a éclaté le 24 juillet, le Département d’État américain a déclaré dans un communiqué : « Nous demandons instamment la cessation immédiate des attaques, la protection des civils et le règlement pacifique des différends. »
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a déclaré le 10 juillet : « La Chine est disposée à jouer un rôle constructif pour la coexistence harmonieuse entre la Thaïlande et le Cambodge. »
M. Wang, qui participait au sommet de l’ASEAN à Kuala Lumpur, a déclaré que la Chine adopterait une position « objective et juste ».
Avec Associated Press
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