La Turquie et le Royaume Uni signent un contrat de plusieurs milliards pour 20 Eurofighter Typhoon

Cet accord souligne l’approfondissement des liens de défense et commerciaux entre les deux alliés de l’OTAN, alors que les pays européens augmentent leurs dépenses militaires.
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Le président turc Recep Tayyip Erdogan (à dr.) serre la main du Premier ministre britannique Keir Starmer (à g.) lors d’une cérémonie d’accueil avant un entretien au complexe présidentiel d’Ankara, le 27 octobre 2025. (ADEM ALTAN/AFP via Getty Images)
Von 28 octobre 2025

La Turquie a signé avec le Royaume‑Uni un contrat de 10,6 milliards de dollars pour l’achat de 20 avions de combat Eurofighter Typhoon, première commande britannique de Typhoon depuis 2017.

Le Premier ministre britannique, Keir Starmer, et le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ont annoncé l’accord à Ankara, lors de la première visite officielle de M. Starmer en Turquie, le 27 octobre.

Ce contrat, la plus importante exportation britannique de chasseurs depuis près de vingt ans, prévoit la livraison des premiers appareils à la Turquie en 2030.

M. Starmer a déclaré que cet « accord historique » représentait « une victoire pour les travailleurs britanniques, une victoire pour notre industrie de défense et une victoire pour la sécurité de l’OTAN ».

« Aux deux extrémités de l’Europe, le Royaume‑Uni et la Türkiye sont essentiels pour relever les défis de notre temps, et cet accord permettra à nos forces armées de travailler encore plus étroitement pour dissuader les menaces et protéger nos intérêts nationaux », a‑t‑il ajouté.

M. Erdogan a décrit l’accord comme le symbole de la « relation stratégique entre nous, deux alliés proches ».

Il a précisé que les deux dirigeants avaient également signé une déclaration de coopération visant à renforcer les liens de défense et économiques.

Montée en puissance européenne

L’Eurofighter Typhoon est produit par un consortium réunissant des entreprises du Royaume‑Uni, d’Allemagne, d’Italie et d’Espagne, toutes membres de l’OTAN. Le Royaume‑Uni fabrique plus d’un tiers de chaque appareil, avec des sites de production à Édimbourg, Warton, Samlesbury et Bristol.

Le groupe britannique BAE Systems, qui assemble les appareils dans le nord‑ouest de l’Angleterre, a salué l’accord.

Son directeur général, Charles Woodburn, estime que ce contrat ouvre un nouveau chapitre dans le partenariat de l’entreprise avec l’allié turc au sein de l’OTAN et renforce le rôle du Typhoon comme pilier de la défense et de la sécurité en Europe et au Moyen‑Orient.

Les Typhoon constituent l’épine dorsale des opérations de combat de la Royal Air Force et ont été déployés dans les missions de police du ciel de l’OTAN sur le flanc oriental de l’Alliance, pour défendre l’espace aérien britannique via le dispositif d’alerte de réaction rapide, ainsi que dans les opérations contre l’organisation terroriste ISIS en Irak et en Syrie, selon le gouvernement britannique.

Cette vente intervient alors que les pays européens augmentent leurs dépenses militaires face à la montée des menaces, non seulement de la Russie mais aussi de la Chine et de l’Iran, dans le sillage d’un appel américain à porter les budgets de défense des membres de l’OTAN à 5 % du PIB.

Elle fait suite à la plus importante exportation de navires de guerre jamais réalisée par le Royaume‑Uni en valeur, un contrat de 13,3 milliards de dollars annoncé plus tôt cette année pour la fourniture à la Norvège de frégates Type 26 conçues pour la lutte anti‑sous‑marine.

En juillet, M. Starmer et le chancelier allemand, Friedrich Merz, ont convenu d’approfondir la coopération en matière d’exportations de défense, notamment pour les blindés Boxer et le programme Typhoon.

Commerce, Gaza, sécurité régionale

Au‑delà de la défense, la visite de M. Starmer à Ankara a également porté sur l’expansion des échanges commerciaux et les défis de sécurité régionale.

Le cabinet du Premier ministre a indiqué que les deux dirigeants avaient convenu de relancer Tatlı Dil, le forum bilatéral phare Royaume‑Uni–Turquie qui réunit responsables, chefs d’entreprise et scientifiques pour nouer de nouveaux partenariats.

M. Erdogan a affirmé que la Turquie était déterminée à porter son volume d’échanges avec le Royaume‑Uni à 30 milliards de dollars, puis à 40 milliards, ajoutant que les deux gouvernements travaillaient à la mise à jour de leur accord de libre‑échange et étudiaient « des opportunités d’investissements conjoints dans des pays tiers ».

Les deux dirigeants ont également évoqué des défis communs, notamment le terrorisme, l’instabilité au Moyen‑Orient, ainsi que les guerres à Gaza et en Ukraine.

M. Erdogan a indiqué avoir pu « réévaluer les développements à Gaza avec mon cher ami », saluant la décision britannique de reconnaître l’État de Palestine.

« Compte tenu de l’approche de l’hiver, il est d’une grande importance d’acheminer l’aide humanitaire nécessaire à la population de Gaza », a‑t‑il déclaré. « Préserver le cessez‑le‑feu à Gaza et prévenir les violations relève de notre responsabilité collective. Je crois que nous prendrons, avec le Royaume‑Uni, des mesures en ce sens. »

Les deux dirigeants ont réaffirmé leur soutien à une paix juste et durable en Ukraine et annoncé qu’ils poursuivraient leurs consultations sur la sécurité régionale en amont du sommet de l’OTAN, qui se tiendra l’an prochain en Turquie, où M. FStarmer est attendu, selon ses services.



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