Lancement d’une campagne grand public sur le bon usage des médicaments
« Les médicaments ne sont pas des produits ordinaires, ne les prenons pas à la légère » : l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) lance mercredi une campagne grand public sur leur bon usage, un « enjeu de santé public majeur ».
« Nous sommes les plus gros consommateurs de médicaments en Europe, ce qui rend cet enjeu d’autant plus important », a souligné mardi Christelle Ratignier-Carbonneil, directrice générale de l’ANSM, en présentant cette campagne à la presse.
? Les médicaments ne sont pas des produits ordinaires, ne les prenons pas à la légère
Nous lançons aujourd’hui notre campagne d’information et de sensibilisation pour favoriser le #BonUsage des #médicaments
? Pour en savoir plus : https://t.co/hxV2eDteIw #MedicamentsEtMoi pic.twitter.com/NEnhv0W18N
— ANSM (@ansm) June 7, 2023
D’après une étude menée en 2021 pour l’ANSM par l’institut Viavoice, trois Français sur dix adaptent, par eux-mêmes, la dose ou la durée des médicaments qui leur ont été prescrits. Un Français sur cinq prend des doses plus fortes ou plusieurs médicaments en même temps pour soulager plus vite les symptômes. Près d’un Français sur deux donne un médicament à un proche car il a des symptômes similaires, un sur dix le fait même systématiquement ou souvent. Et 34% considèrent comme plutôt pas risqué ou pas du tout risqué de prendre un médicament périmé.
Effets « délétères » possibles
Les réseaux sociaux jouent « un rôle amplificateur » dans ce mésusage, a observé Mme Ratignier-Carbonneil. Or les conséquences d’une mauvaise utilisation peuvent être « délétères », souligne l’ANSM. Par exemple, en cas de surdosage, le paracétamol – l’un des médicaments les plus utilisés pour soulager les douleurs ou pour lutter contre la fièvre – peut entraîner des lésions graves du foie, susceptibles de nécessiter des greffes.
Des médicaments prescrits ou conseillés pour une personne peuvent se révéler inutiles ou dangereux pour une autre. Ne pas respecter une dose ou une durée de traitement peut aussi le rendre inefficace, voire dangereux.
Quatre bons réflexes
Pour « toucher le plus grand nombre », l’Agence du médicament lance une campagne digitale, qui sera déclinée jusqu’à la fin de l’année, sur internet, Youtube, les réseaux sociaux, les plateformes de streaming, les sites d’actualité…
Sur un ton voulu « décalé », elle incite à adopter quatre bons réflexes : respecter la prescription ou le conseil du professionnel de santé (dose, fréquence, durée, etc.) ; utiliser uniquement des médicaments prescrits ou conseillés par un professionnel de santé, et non par un de ses proches ; ne pas prendre plusieurs médicaments en même temps sans l’avis d’un professionnel de santé. Et enfin, faire attention aux modalités et à la durée de conservation des médicaments.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion