Langues régionales : Emmanuel Macron défend l’école immersive et demande de garantir leur transmission

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Le Président Emmanuel Macron. (Photo : LUDOVIC MARIN/AFP via Getty Images)
Von 26 mai 2021

Ce mercredi 26 mai, Emmanuel Macron a assuré sur Facebook que « rien ne saurait entraver » l’enseignement immersif en langues régionales et « demandé au gouvernement et au Parlement de trouver les moyens de garantir leur transmission ».

Le chef de l’État intervient sur ce sujet après la censure par le Conseil constitutionnel vendredi de l’enseignement immersif en langues régionales, qui a provoqué l’inquiétude de nombreux élus de plusieurs régions et de son allié du Modem François Bayrou qui a estimé que « le Président de la République [devait] s’emparer de cette question ».

Le droit doit libérer, jamais étouffer. Ouvrir, jamais réduire », dit-il en allusion à la décisions du Conseil Constitutionnel, sans la citer. « La même couleur, les mêmes accents, les mêmes mots : ce n’est pas cela, notre nation ».

Un « trésor national »

« Les langues de France sont un trésor national » et « ne cessent d’enrichir notre culture française. Depuis des décennies, un mouvement majeur de transmission par l’école immersive, au travers d’associations comme Diwan, Seaska, les Calendretas, Bressola, ABCM et d’autres, a fait vivre ces langues et a garanti leur avenir. Rien ne saurait entraver cette action décisive », assure Emmanuel Macron.

Se disant « à la fois protecteur de la langue française et gardien de la richesse que constituent nos langues régionales », il explique avoir « demandé au gouvernement et au Parlement de trouver les moyens de garantir la transmission de cette diversité linguistique dans le respect des cadres pédagogiques largement reconnus depuis un demi-siècle ».

Jean Castex missionne deux députés

Le Conseil constitutionnel avait retoqué partiellement le 21 mai la proposition de loi du député Paul Molac en faveur des langues régionales en censurant la méthode immersive à l’école, c’est-à-dire un enseignement effectué pour une grande partie du temps scolaire dans une langue autre qu’en français.

Mardi à l’Assemblée, interrogé par plusieurs élus inquiets des conséquences de cette décision sur les écoles immersives existantes, le Premier ministre Jean Castex a annoncé qu’il missionnait deux députés sur le sujet. La « loi Molac » avait été adoptée par le Parlement le 8 avril après un vote surprise de l’Assemblée, malgré l’opposition du gouvernement.

Ensuite, contre le choix du Premier ministre et des groupes majoritaires, la saisine du Conseil constitutionnel à titre individuel, par 61 députés de la majorité, a divisé les élus « marcheurs ».

 



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