L’Australie va produire 4000 missiles par an dans le cadre d’un nouveau partenariat avec les États-Unis

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Des soldats américains appartenant au bataillon d'artillerie de défense aérienne 1-1 tirent un missile Patriot lors de l'exercice Talisman Sabre 2021 au Camp Growl dans le Queensland, en Australie, le 16 juillet 2021. (Photo de l'armée américaine prise par le major Trevor Wild, 38e brigade d'artillerie de défense aérienne, relations publiques)
Von 16 octobre 2025

L’Australie et les États-Unis s’apprêtent à lancer la production conjointe d’armes guidées, notamment des missiles de frappe, dans une nouvelle usine à Newcastle.

Située à Williamtown, près de la base aérienne de la RAAF (Royal Australian Air Force : Force aérienne royale australienne), cette installation devrait pouvoir produire jusqu’à 4000 unités chaque année.

Le gouvernement d’Anthony Albanese s’est déjà engagé à investir jusqu’à 21 milliards de dollars sur la prochaine décennie pour mettre en place un programme souverain de munitions guidées et d’explosifs (GWEO : Guided Weapons and Explosive Ordnance), censé renforcer la capacité industrielle du pays et soutenir des milliers d’emplois.

Le ministre de l’Industrie de la Défense, Pat Conroy, a précisé que l’usine, qui sera exploitée en partenariat avec l’Australie, le Département de la Défense américain et le géant industriel Lockheed Martin, devrait être opérationnelle d’ici la fin de l’année.

Elle commencera par fabriquer des systèmes de lance-roquettes à lancement multiple guidé (GMLRS : Guided Multiple Launch Rocket Systems) et des missiles de frappe de précision (PrSM : Precision Strike Missiles), capables d’atteindre une portée de plus de 500 kilomètres. Des armes plus avancées seront produites à l’avenir.

Un second site est en construction près de Newcastle, où seront fabriqués des missiles Naval Strike et Joint Strike à partir de 2027, en partenariat avec Kongsberg Defence Australia.

Les trois partenaires ont signé une déclaration d’intention et annoncé l’ouverture d’un nouveau bureau commun à Huntsville, en Alabama, afin de renforcer la coopération bilatérale sur ce projet.

« La signature… marque une étape majeure dans les efforts de l’Australie pour mettre en place une filière souveraine de munitions guidées », a déclaré M. Conroy. « Elle témoigne également du renforcement de notre partenariat stratégique avec les États-Unis et de notre engagement commun à bâtir une capacité résiliente, interopérable et souveraine. »

« Elle reconnaît aussi que, pour que la fabrication d’armes guidées soit viable et durable en Australie, il faudra produire des volumes supérieurs aux seuls besoins de l’armée australienne (ADF : Australian Defence Force). Il s’agit également de permettre l’intégration de ces armements dans la chaîne d’approvisionnement mondiale dirigée par les États-Unis. »

M. Conroy a précisé à Sky News qu’il existe actuellement « un retard mondial dans la production de missiles… en raison du contexte stratégique ».

Il a ajouté que l’Australie conservera « plusieurs centaines » de missiles produits localement chaque année, pour l’usage de l’ADF, tandis que les surplus seront exportés vers des alliés proches.

« L’objectif est de fabriquer des missiles qui pourront répondre aux besoins des États-Unis ou d’autres partenaires. Il s’agit de renforcer la sécurité de l’Australie en dotant son armée d’une capacité de frappe à longue portée, mais aussi de contribuer à la défense de nos alliés partout dans le monde », a-t-il déclaré.

Cette annonce a été faite alors que le Premier ministre Anthony Albanese s’apprête à rencontrer le président américain Donald Trump à la Maison-Blanche le 20 octobre.



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