Le chef de la diplomatie française sera prochainement en Iran
Ce déplacement interviendra « dans les jours qui viennent », a déclaré le ministre, invité du centre de réflexion Council of foreign relations, en réaffirmant l’opposition de la France à toute mise en cause de l’accord conclu en 2015 entre six grandes puissances (États-Unis, Russie, Chine, Royaume Uni, France et Allemagne) et l’Iran pour garantir le caractère pacifique de son programme nucléaire.
Le président américain Donald Trump a récemment choisi de ne pas « certifier » cet accord et de s’en remettre au Congrès pour décider d’en retirer ou non les États-Unis, jugeant contraire à son « esprit » l’attitude iranienne dans les domaines balistique et d’influence régionale.
Le débat au Congrès est « crucial », a convenu Jean-Yves Le Drian. Mais « il ne faut pas se tromper de sujet », car « l’enjeu majeur dans le monde, c’est la prolifération chimique et nucléaire », a-t-il ajouté. « L’accord empêche, enraye la possibilité pour l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire ». « Le paquet nucléaire doit être traité à part », « l’accord est robuste », et « la France a été plus exigeante que les États-Unis » lors de sa rédaction, a-t-il dit.
« Ça n’empêche pas d’être ferme et exigeant sur les autres sujets » du programme balistique et de l’influence iranienne régionale, a poursuivi le ministre des Affaires étrangères, en indiquant qu’il comptait l’être lors de sa prochaine visite à Téhéran. Celle-ci devrait intervenir dans la deuxième moitié de novembre, a précisé son entourage.
La date à laquelle Emmanuel Macron se rendrait ensuite à Téhéran, ce qui serait la première visite d’un chef d’État français en Iran depuis 1976, n’a pas été précisée par Jean-Yves Le Drian.
Interrogé par des médias, le ministre a indiqué ne pas avoir évoqué le sujet du nucléaire iranien avec l’ambassadrice américaine, Nikki Haley, lors d’un entretien bilatéral lundi à New York intervenu avant une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée au Sahel. Selon des diplomates, Nikki Haley est à l’origine de la décision américaine de ne pas « certifier » l’accord avec l’Iran et de transférer le dossier au Congrès.
« On a des désaccords profonds avec l’Iran » sur le développement balistique « contraire à une résolution des Nations unies », et « la manière dont l’Iran directement ou par éléments interposés essaye de créer un canal direct (avec) la Méditerranée ». « C’est à combattre, c’est ce que je vais dire à M. (Mohammad Javad) Zarif », a indiqué à des journalistes Jean-Yves Le Drian, précisant s’attendre à un « échange sportif ».
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