Le Conseil d’État donne son feu vert à l’expulsion de l’imam Hassan Iquioussen
Le Conseil d’État a donné mardi 30 août son feu vert à l’expulsion de l’iman Hassan Iquioussen décidée par Gérald Darmanin, rejetant l’argument selon laquelle cette décision constituerait une « atteinte grave et illégale » à sa vie privée et familiale.
Dans un tweet publié juste avant le communiqué du Conseil d’État, le ministre de l’Intérieur a estimé que cette décision était « une grande victoire pour la République ». « Il sera expulsé du territoire national », a ajouté Gérald Darmanin.
Le 5 août dernier, le tribunal administratif de Paris avait suspendu en référé l’expulsion vers le Maroc de cet imam âgé de 57 ans, né en France mais de nationalité marocaine, réputé proche des Frères musulmans, jugeant qu’elle porterait une « atteinte disproportionnée » à sa « vie privée et familiale », mais le ministère de l’Intérieur avait fait appel de cette décision.
Il faut donc des semaines de bataille juridique et la décision du Conseil d’Etat pour expulser UN imam dont la radicalité est connue de tous depuis 20 ans : non monsieur Darmanin, ce n’est pas une grande victoire pour la République ! #Iquioussen pic.twitter.com/h1GDyChmTd
— Gilbert Collard (@GilbertCollard) August 30, 2022
Des propos antisémites
Le juge des référés du Conseil d’État estime que « ses propos antisémites, tenus depuis plusieurs années lors de nombreuses conférences largement diffusées, ainsi que son discours sur l’infériorité de la femme et sa soumission à l’homme constituent des actes de provocation explicite et délibérée à la discrimination ou à la haine justifiant la décision d’expulsion. Il considère par ailleurs que cette décision ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à la vie privée et familiale de M. Iquioussen », explique la plus haute juridiction administrative française dans son communiqué.
L’avocate de l’imam, Lucie Simon, a réagi sur Twitter en estimant que cette décision symbolisait « un État de droit affaibli » et déploré « un contexte alarmant de pression de l’exécutif sur le judiciaire ».
« Le combat judiciaire continue, le Tribunal administratif de Paris sera amené à se pencher sur le fond du dossier prochainement, et Hassan Iquioussen étudie la possibilité de saisir de nouveau la CEDH », a-t-elle ajouté.
L’iman reste introuvable
Suite à la décision du Conseil d’État, la police s’est rendue au domicile de l’imam Iquioussen, à Lourches près de Valenciennes dans le Nord, afin de l’interpeller et de l’expulser vers le Maroc.
Mais selon les dernières informations, Hassan Iquioussen reste introuvable. Il est désormais inscrit au fichier des personnes recherchées (FPR).
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