Le futur TGV Paris-Berlin passera finalement bien par Strasbourg mais pas avant 2025
La future ligne de Train à grande vitesse (TGV) Paris-Berlin passera « progressivement » par Strasbourg, mais pas avant 2025 au mieux, a déclaré vendredi le ministre délégué aux Transports, Clément Beaune, à l’occasion d’une visite en Alsace.
« Le train entre Paris et Berlin va s’ouvrir en deux temps, avec un train de nuit qui ouvre en décembre 2023, et un train de jour qui va faire la connexion fin 2024, les dates doivent être précisées », a déclaré Clément Beaune au cours d’une conférence de presse à Strasbourg.
« Mais on ne commencera pas avec l’arrêt à Strasbourg : il faut d’abord revoir le plan de transport du TGV Est entre Paris et Strasbourg, pour ne pas diminuer la fréquence » sur cette liaison, tout en ajoutant la nouvelle liaison avec Berlin, a-t-il poursuivi. Le passage par Strasbourg « se fera dans les années qui suivent. Cet engagement sera tenu. C’est important, c’est un symbole. Et il n’y a pas d’obstacle rédhibitoire qui l’empêcherait », a-t-il encore assuré.
Lorsqu’il s’agit d’Europe, on parle nécessairement de #Strasbourg, capitale européenne ????
Avant d’inaugurer la Foire européenne cette après-midi, je l’ai assuré : oui, le tracé de la ligne de jour Paris-Berlin évoluera progressivement pour passer par Strasbourg. pic.twitter.com/94CzCMCVvF— Clement Beaune (@CBeaune) September 1, 2023
Un tracé objet de nombreux débats
Paris et Berlin doivent être reliées par un nouveau train de nuit en décembre 2023 et par une nouvelle ligne de TGV fin 2024, mais le tracé de cette dernière a fait l’objet de nombreux débats ces derniers mois. Fin juin, l’exploitant public allemand Deutsche Bahn, évoquant un « accord » avec la compagnie ferroviaire française SNCF, avait estimé que la future ligne ne passerait « probablement » pas par la métropole alsacienne. Selon la Deutsche Bahn, le tracé passerait plus au nord, par les villes allemandes de Sarrebruck et Francfort.
Les mairies de Strasbourg et de la ville allemande voisine de Karlsruhe, ainsi que plusieurs députés et élus des deux régions frontalières, ont exprimé dans une lettre ouverte fin mai leur inquiétude de voir la future ligne TGV leur échapper. « Un autre choix de tracé est incompréhensible et incohérent », avaient déclaré Jeanne Barseghian, maire (écologiste) de Strasbourg, et Frank Mentrup, son homologue de Karlsruhe. « Je ne peux pas imaginer qu’on passe outre l’accessibilité de la capitale européenne à Strasbourg », avait martelé Mme Barseghian.
À l’inverse, le maire de Metz, ville française voisine de Sarrebruck, François Grosdidier, s’était réjoui de la perspective d’un TGV passant par ses terres. « On peut imaginer que les deux types de trajets (via Strasbourg ou via Sarrebruck, ndlr) peuvent coexister. On est en train de regarder aussi les durées de trajets », a précisé vendredi M. Beaune.
Il n’existe pas à l’heure actuelle de train direct entre Paris et Berlin. Il faut plus de huit heures pour joindre les deux capitales avec au moins un changement.
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