Le général Fabien Mandon nouveau chef d’état-major des armées françaises
Le général d’armée aérienne Fabien Mandon, actuel chef d’état-major particulier du président (CEMP), a été désigné chef-d’état major des armées françaises (CEMA), en remplacement du général Thierry Burkhard pour accompagner l’évolution des armées françaises dans un environnement international de plus en plus belliqueux.
« Reconnaissance et remerciements au général d’armée Thierry Burkhard, qui a servi la France au plus haut niveau durant quatre années comme Chef d’état-major des Armées », a posté mercredi le ministre des Armées, Sébastien Lecornu, sur X. « Sur décision du Président de la République, le général d’armée aérienne Fabien Mandon lui succèdera », ajoute-t-il.
Reconnaissance et remerciements au général d’armée Thierry Burkhard, qui a servi la France au plus haut niveau durant quatre années comme Chef d’état-major des Armées.
Son commandement s’est distingué par une vision stratégique lucide des menaces et par sa volonté constante…
— Sébastien Lecornu (@SebLecornu) July 23, 2025
Thierry Burkhard, issu de l’Armée de terre, a accompagné la remontée en puissance des armées françaises face à un contexte international de plus en plus tendu qui a vu le retour de la guerre de haute intensité en Europe avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie en 2022.
Selon le ministre, « son commandement s’est distingué par une vision stratégique lucide des menaces et par sa volonté constante d’adapter nos armées », qui étaient jusqu’ici adaptées à un modèle de guerre expéditionnaire et asymétrique contre des organisations non-étatiques.
Le général Burkhard avait anticipé le retour de la guerre interétatique et fut le chef d’orchestre de ce changement de paradigme pour les armées françaises. Son départ potentiel agitait le monde politico-militaire depuis des mois, au terme d’un commandement dense et riche.
Ancien pilote de Mirage
Ancien pilote de Mirage (F1 puis 2000D), avec l’indicatif radio « Madoon », Fabien Mandon, 55 ans, est le premier aviateur à accéder à la fonction depuis le général Jean-Philippe Douin il y a 30 ans (1995-1998).
Sébastien Lecornu a fait part de sa « pleine confiance en sa capacité à poursuivre, avec rigueur et détermination, la transformation de nos forces dans un contexte sécuritaire toujours plus exigeant ».
Le général Mandon a été déployé à l’étranger, comme en Centrafrique, au Tchad, ou à Douchanbé (Tadjikistan) d’où il effectuait des missions en Afghanistan. « En Afghanistan, j’ai tué. Et je sais qui j’ai tué. Des talibans. J’ai une âme de combattant », déclarait-il dans un récent entretien au magazine L’Express.
« Être chef, ce n’est pas avoir les poils qui sortent de la chemise. C’est être juste, réfléchi, déléguer, savoir être ferme quand il faut », ajoutait celui qui a aussi commandé la base d’Avord (Cher), site-clé de la composante aéroportée de la dissuasion nucléaire française.
« Dossiers politico-militaires »
« Il a délivré de l’armement au combat, il a eu la croix de la valeur militaire », souligne à l’AFP un pilote de chasse camarade d’escadron. « Une chose caractéristique, c’est qu’il est toujours d’humeur égale, d’une zénitude incroyable, toujours le sourire aux lèvres. Il a une résilience de dingue », dit de lui à l’AFP un autre camarade, pilote de Mirage 2000D.
« Cela fait huit ans qu’il suit les dossiers politico-militaires », rappelle-t-il aussi, alors que Fabien Mandon est passé par la Direction générale des relations internationales et de la stratégie (DGRIS), chargée d’alimenter la réflexion stratégique des Armées, a fait un premier passage comme adjoint au CEMP, avant d’aller au cabinet de la ministre des Armées Florence Parly, puis Sébastien Lecornu, avant de devenir CEMP en 2023.
Le CEMP est le plus proche conseiller militaire du Président de la République, chef des armées, et occupe un rôle-clé, notamment dans la dissuasion nucléaire, puisque c’est notamment lui qui lui parle du sujet le jour de son investiture. Le nom du futur CEMP n’est pas encore connu.
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