Le réalisateur Ladj Ly devra verser 50.000 euros d’amende pour abus de confiance

Titelbild
Le réalisateur Ladj Ly au Festival international du film de Toronto (TIFF) à Toronto le 9 septembre 2023. (VALERIE MACON/AFP via Getty Images)
Von 19 juillet 2024

Le réalisateur Ladj Ly, multi-récompensé pour Les Misérables, devra verser une amende de 50.000 euros pour abus de confiance dans le cadre de la gestion de sa société de production et d’une association, a-t-on appris vendredi auprès du parquet de Bobigny.

Le cinéaste de 44 ans a fait l’objet le 28 juin d’une alternative aux poursuites en reconnaissant sa culpabilité et évite ainsi un procès au pénal. Des « investigations ont mis en lumière la gestion financière peu rigoureuse » de l’association La Cité des arts visuels et de la société de production Lyly Films, a précisé le parquet de Bobigny, confirmant une information de Mediapart.

L’association bénéficie de subventions publiques et de partenariats privés. Le frère de Ladj Ly, Amadou, qui était le président de ces deux entités, a été condamné à une peine de six mois de prison avec sursis, à 100.000 euros d’amende assortis du sursis et de cinq ans d’interdiction d’exercer une profession commerciale ou industrielle, lors d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC).

Le cinéaste et son frère déjà placés en garde à vue

L’enquête a porté notamment sur l’achat d’une maison à Montfermeil, en Seine-Saint-Denis, et des travaux qui lui ont succédé, grâce à l’argent de l’association et ce, alors que les frères Ly en sont propriétaires sur le papier, avait indiqué une source proche de l’enquête.

Il n’existe toutefois pas de réelle volonté d’enrichissement personnel, selon cette source, citant diverses dépenses payées par l’association sans justificatif ou alors qu’ils en étaient les seuls bénéficiaires. Sur les quelque 300.000 euros dont l’utilisation semble frauduleuse, les frères Ly ont intégralement remboursé les fonds entre décembre 2020 et février 2022, a précisé le parquet de Bobigny.

Le cinéaste et son frère avaient été placés en garde à vue en février 2021 dans le cadre de l’enquête, ouverte un an plus tôt. Ils étaient ressortis libres. Une perquisition avait aussi eu lieu dans les locaux de l’association à Monftermeil, ville pauvre de banlieue parisienne où le cinéaste a grandi et a installé son école de cinéma.



Kommentare
Liebe Leser,

vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.

Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.

Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.


Ihre Epoch Times - Redaktion