Le retour des comités paralympiques russe et biélorusse provoque l’« incompréhension »
La présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF), Marie-Amélie Le Fur, a exprimé sa « stupeur » et son « incompréhension totale » après la décision du Comité international paralympique (IPC) de réintégrer pleinement les comités russes et bélarusses.
Réunie samedi à Séoul, l’assemblée générale de l’IPC a rejeté à la majorité absolue deux motions visant à maintenir ou renforcer les sanctions contre la Russie et le Bélarus. Les membres se sont prononcés contre une suspension totale des deux comités nationaux, mais aussi contre la prolongation de la suspension partielle instaurée à l’automne 2023.
« Une vraie stupéfaction »
Marie-Amélie Le Fur reconnaît que l’absence de suspension complète « n’était pas véritablement une surprise ». En revanche, le refus de reconduire la suspension partielle a pris de court la délégation française :
« Ça a été un peu la stupeur, l’interrogation et l’incompréhension totale de notre part. On n’était effectivement pas du tout favorable au rejet de cette motion. Nous l’avons soutenue, parce qu’on estime que c’est un bien-fondé pour le mouvement paralympique, pour des mesures d’équité, pour des mesures de véritable neutralité. Donc ça a été une vraie stupéfaction. »
Selon elle, les échanges au sein de l’IPC n’ont pas semblé annoncer un tel retournement :
« Je n’ai pas eu l’impression que les débats étaient plus appuyés, plus animés que la dernière fois. Je pensais que les positions restaient assez cohérentes, où la punition ne devait pas s’appliquer sur les athlètes en tant que tels. »
Les garanties de neutralité jugées suffisantes
Marie-Amélie Le Fur estime que les conditions posées par l’IPC, notamment sur « la neutralité militaire des athlètes qui participent aux Jeux paralympiques », constituaient des garde-fous ayant « fait consensus au niveau international ».
La décision ouvre désormais la possibilité pour les athlètes russes et bélarusses de participer aux Jeux de Milan-Cortina (6 au 15 mars), sous leur drapeau et avec leur hymne. Mais leur présence dépendra des fédérations internationales, qui restent souveraines sur les critères de qualification et pour certaines continuent d’exclure ces sportifs.
Risque de fracture dans le mouvement paralympique
La présidente du CPSF alerte sur les conséquences de ce transfert de responsabilité :
« On va avoir une inéquité du positionnement et on va avoir un mouvement sportif et paralympique qui va être fracturé, puisque la décision n’appartient plus à l’IPC, elle va redescendre au niveau des fédérations internationales. »
Elle juge que l’IPC n’a pas répondu aux préoccupations mises en avant lors de la suspension partielle en 2023, notamment « les manquements à la charte », « le dopage » ou « la dynamique indépendante qui devait se mettre en place ».
Et de conclure :
« C’est plutôt ça qui me questionne. Est-ce qu’on aura une véritable équité des sportifs, de leur capacité de préparation ? »
Avec AFP
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