Le revenu universel, une réponse au chômage ?

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Myriam El Khomri, ministre du Travail, à la sortie de l’Élysée, le 9 décembre 2015. (STEPHANE DE SAKUTIN/AFP/Getty Images)
Von 12 janvier 2016

Le 6 janvier dernier, le Conseil National du Numérique (CNNum) remettait à Myriam El Khomri, ministre du Travail et de l’Emploi, un rapport présentant 20 recommandations favorisant une adaptation du monde du travail à l’ère du numérique. Parmi ces recommandations, la proposition d’examiner, à travers une étude de faisabilité, la création d’un revenu universel en France. Ce revenu, compris entre 600 et 800 euros, serait versé à tout citoyen majeur et constituerait « une nouvelle manière de penser la relation entre le travail et la distribution des richesses », soulignent ainsi les auteurs du rapport. Le rapport est le fruit d’un an de recherches pilotées par Nathalie Andrieux et présidé par Benoît Thieulin aux côtés d’experts du numérique, chefs d’entreprise, sociologues et philosophes.

Un écho en Europe

Cette proposition vient faire écho à d’autres projets initiés en Europe, dont celui de la Finlande qui a annoncé, en décembre dernier, le lancement d’un revenu universel finlandais de 800 euros mensuels pour janvier 2017.

Le revenu universel serait « une nouvelle manière de penser la relation entre le travail et la distribution des richesses ». Rapport du CNNum

En attendant, des groupes d’expérimentation percevant 550 euros sont mis en place dès ce mois-ci, afin de réaliser une étude dont les résultats permettront au gouvernement finlandais de définir une proposition finale. C’est aussi le cas aux Pays-Bas où la ville d’Utrecht débute l’expérience du revenu de base pour une part de sa population.

Pourquoi l’idée d’un revenu universel de base ?

Avec l’avènement d’une ère numérique où de nombreuses tâches ont été automatisées, on assiste à une diminution de l’offre d’emplois de qualification intermédiaire, entraînant une paupérisation d’une part de la population et ne laissant qu’une place étroite aux emplois soit très qualifiés, soit peu qualifiés. À cela, on peut aussi ajouter la complexité des offres de l’aide sociale mais aussi du système fiscal, lesquels impliquent des dispositifs lourds de gestion.

Le revenu universel constituerait un revenu de base permettant de couvrir les besoins primaires tels que se loger, se nourrir, élever des enfants, et viendrait remplacer toutes les allocations actuelles, incluant celles des demandeurs d’emploi, des familles, éventuellement celles allouées aux étudiants ou encore les pensions de retraite. L’objectif étant de compléter ce revenu de base par un revenu provenant du travail ou d’un capital.

Selon Nathalie Andrieux, interrogée sur RMC, il y a trois critères de questionnement entrant en ligne de compte pour l’attribution d’un tel revenu : « l’universalité », à savoir si ce revenu serait versé « à tout le monde, sans conditions de ressources », à la majorité ou jusqu’à la retraite. Intervient ensuite l’aspect « inconditionnel », à savoir un revenu versé « en contrepartie d’activités qui peuvent être marchandes ou non marchandes » ou versé de manière « inconditionnelle », en étant actif ou non.

Le troisième critère concerne « l’individu », il s’agirait de définir « l’individu en tant que personne » ou avoir « une logique de foyer ». En Finlande, on parle d’une allocation mensuelle de 800 euros versée à tout résident du pays, quelque soit son âge et son revenu. Aux Pays-Bas, cette aide s’élèverait à 900 euros pour un individu seul et 1 300 euros pour un foyer.



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