Le secteur privé hospitalier doit davantage participer aux missions de service public
Le législateur doit lever les obstacles qui empêchent les cliniques privées de participer au service public hospitalier, comme l’accueil 24 heures sur 24, a estimé jeudi le premier président de la Cour des comptes, Pierre Moscovici.
« La permanence des soins (notamment l’accueil 24/24) est clairement une mission de service public qui pèse trop lourdement sur les seuls établissements publics et leurs salariés », a déclaré M. Moscovici, en présentant à la presse un rapport intitulé « Les établissements de santé publics et privés, entre concurrence et complémentarité ».
L’autorisation d’activités du privé soumise à critères
« Ce que nous proposons, c’est de conditionner la délivrance » par les Agences régionales de Santé (ARS) des autorisations d’activités du secteur privé « au respect de plusieurs critères » de service public hospitalier, a indiqué M. Moscovici. Ces critères de service public hospitaliers prendraient en compte, par exemple, « la participation à la permanence des soins, les gardes et astreintes le week-end et en nuit profonde ». « Le reste à charge devra être égal à zéro » pour les patients, a indiqué M. Moscovici.
Chiffon rouge
S’agissant des praticiens eux-mêmes, la Cour recommande de « rendre obligatoire la participation » aux gardes et astreintes « des praticiens exerçant en établissement de santé privés ».
Plus largement, elle propose aussi « d’organiser la mutualisation territoriale » entre établissements de santé « des ressources en personnel soignant pour la nuit, la fin de semaine, le mois d’août, les jours fériés et les fêtes de fin d’année ».
L’obligation de participation aux gardes pour les médecins exerçant en cliniques privées est une disposition de la proposition de loi Valletoux en cours de discussion au Parlement. C’est un chiffon rouge pour les praticiens libéraux, et l’une des raisons de la grève à laquelle appellent tous les syndicats de médecins libéraux à partir de vendredi.
Côté hôpitaux publics, la Cour appelle à un meilleur contrôle de l’activité libérale des praticiens hospitaliers salariés. Elle recommande ainsi d’instaurer un « plafonnement du revenu de l’activité libérale par rapport aux revenus de l’activité salariée ». Pour illustrer son propos, la Cour des comptes pointe la situation aux Hospices civils de Lyon (HCL, publics). En 2019, cette activité libérale (qui concernait 127 praticiens) avait rapporté aux praticiens concernés en moyenne 144.000 euros par an, avec toutefois de très fortes variations. Le minimum d’honoraires perçus était de 16.700 euros et le maximum de 1,08 million d’euros pour un chirurgien orthopédique, selon la Cour.
vielen Dank, dass Sie unseren Kommentar-Bereich nutzen.
Bitte verzichten Sie auf Unterstellungen, Schimpfworte, aggressive Formulierungen und Werbe-Links. Solche Kommentare werden wir nicht veröffentlichen. Dies umfasst ebenso abschweifende Kommentare, die keinen konkreten Bezug zum jeweiligen Artikel haben. Viele Kommentare waren bisher schon anregend und auf die Themen bezogen. Wir bitten Sie um eine Qualität, die den Artikeln entspricht, so haben wir alle etwas davon.
Da wir die Verantwortung für jeden veröffentlichten Kommentar tragen, geben wir Kommentare erst nach einer Prüfung frei. Je nach Aufkommen kann es deswegen zu zeitlichen Verzögerungen kommen.
Ihre Epoch Times - Redaktion