Le Smic et la smicardisation de la France
Sans cesse depuis des années, les médias et les politiques d’opposition parlent de baisse de pouvoir d’achat, notamment pour les plus modestes. Mais qu’en est-il vraiment ? On s’intéressera ici uniquement aux actifs qui ont un emploi, et plus précisément à ceux qui sont au Smic.
Voilà le graphique de l’Insee, correspondant à la réalité de l’évolution du Smic comparée à l’inflation avec pour base l’année 1990.

Jamais donc depuis 1990 les smicards n’ont eu autant de pouvoir d’achat, celui-ci ayant progressé quasiment chaque année. Pas si étonnant quand on se rappelle que la revalorisation du Smic ne peut en principe être inférieure à l’inflation en raison de la loi de 1952 sur le SMIG, devenu Smic en 1970. Et les gouvernements, par électoralisme, ont eu tendance à l’augmenter plus que l’inflation : ainsi par exemple, en juillet 2020, le Smic a été augmenté exprès de 1,2% alors que l’inflation était de 0,5%.
S’agit-il donc d’une bonne nouvelle ? En apparence oui sauf que cette hausse entraîne des effets pervers : les autres salaires n’augmentent pas aussi vite, ce qui génère un phénomène de smicardisation du pays, qui provoque à son tour une frustration chez beaucoup de gens. Outre que cette augmentation imposée porte gravement atteinte au principe de liberté de fixation du salaire, elle nuit à l’emploi lui-même et aux consommateurs : certaines entreprises renoncent à embaucher car elles ne pourraient pas payer des salaires à ce niveau ou bien répercutent le coût de ses salaires sur le consommateur, ou bien rognent sur leur marge, entraînant une baisse de compétitivité des entreprises.
Article écrit par Maxime de Langle. Publié avec l’aimable autorisation de l’IREF.
L’IREF est un « think tank » libéral et européen fondé en 2002 par des membres de la société civile issus de milieux académiques et professionnels dans le but de développer la recherche indépendante sur des sujets économiques et fiscaux. L’institut est indépendant de tout parti ou organisation politique. Il refuse le financement public.
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